En République centrafricaine, le projet LONDO a permis de financer la fabrication et la distribution de plus de deux millions de masques gratuits en deux mois à peine. Cette intervention a aussi procuré plus de 400 000 journées de travail à la population. L’objectif est d’atteindre une production de dix millions de pièces, pour fournir deux masques gratuits à chaque habitant.
La République centrafricaine (RCA) est désormais en mesure de distribuer gratuitement à sa population de superbes masques en tissu. Pourtant, il y a deux mois à peine, alors que le pays était confronté à une accélération des cas de coronavirus (COVID-19), la plupart des habitants et même les professionnels de santé avaient bien du mal à se procurer un moyen de protection.
Après des années de violence et de conflit qui ont dévasté un système de santé déjà fragile, la crise du coronavirus vient aujourd’hui ébranler l’économie centrafricaine et une stabilité précaire, menaçant de plonger plus de 140 000 personnes dans l’extrême pauvreté selon des estimations récentes de la Banque mondiale.
Les autorités se sont mobilisées pour faire face à l’urgence sanitaire, et la RCA fait partie des premiers États africains à avoir rendu obligatoire le port du masque. Mais, comme tant d’autres pays à travers le monde, elle a dû faire face à une véritable pénurie sur les marchés locaux et internationaux.
Or, dans les pays où il est difficile d’imposer des mesures de distanciation physique et de confinement, le port du masque joue un rôle essentiel dans la lutte contre la propagation du virus.
Comment produire sur place dix millions de masques conformes aux normes correspondant aux préconisations de l’OMS ? À circonstances exceptionnelles, solution exceptionnelle : le projet LONDO (« debout » en sango), plus vaste programme de travail contre rémunération du pays, est parvenu, en un temps record, à fabriquer plus de 2,4 millions de masques.




























