- Cette lecture a été déclinée par le président la Commission CEMAC, le Pr. Daniel Ona Ondo, à la faveur d »une audience avec le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba, ce 05 février 2020, à Libreville.
Plusieurs points ont constitué la trame de ces échanges avec le président de la République, Ali Bongo Ondimba. Il s’agit notamment du compte-rendu des avancées économiques engrangées par les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), en termes de croissance économique et de projets intégrateurs.
Un bilan jugé satisfaisant
L’autre axe de cet entretien était quant à lui, relatif au bilan aux deux premières années de son magistère à la tête de l’institution économique sous-régionale. Sur ce segment, Daniel Ona Ondo a fait part à son hôte, des progressions enregistrées sur plusieurs dossiers communs à la communauté.
« Vous savez que les chefs d’Etat ont pris la décision en 2016, compte de la situation qui prévalait dans nos économies avec la baisse des recettes pétrolières, de faire un ajustement budgétaire et non un ajustement monétaire et donc ne pas dévaluer le franc CFA. Ils ont tous décidé de solliciter le Fonds monétaire international (FMI), pour avoir un ajustement régional », a-t-il expliqué à la presse locale.
Une stratégie concluante
De l’avis du Pr. Daniel Ona Ondo, »cette stratégie s’est avérée payante, avec comme résultats, la sortie progressive de la zone de turbulences économiques des pays de la sous-région qui, en majorité observent une croissance qui se consolide au fil des mois. Ainsi, le président de la Commission table sur une croissance économique de 2,5% en 2019 et de 2,9% à la fin de l’année 2020 ».
Une croissance peu inclusive
Le »Patron » de la CEMAC n’a toutefois pas omis de relever un bémol qui n’est autre que la nature peur inclusive de cette croissance. A cet effet, il a indiqué que ‘’les populations qui ressentent les retombées de ce retour à la hausse de la croissance ne sont pas assez nombreuses. Cette croissance n’est pas assez inclusive’’.
Face à cette problématique, la sous-région s’est engagée à inverser cette tendance, lors des accords de deuxième génération avec le FMI. De manière concrète, ‘’il s’agira de mettre plus d’accent sur le développement et sur la lutte contre la pauvreté de manière à inverser la tendance avec l’appui du FMI et de la Banque mondiale’’, a-t-il expliqué.




























