La 36ème session du Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire de l’Afrique centrale (UEAC) s’est ouverte ce 23 janvier 2021. Ces assises se tiennent cette année, par visioconférence, en raison du contexte sanitaire marqué par la circulation encore active du nouveau Coronavirus.
Dans son allocution d’ouverture, le président de la commission de la CEMAC, le Pr. Daniel Ona Ondo a présenté le bulletin de santé économique, sanitaire et social de la sous-région. Il en ressort ainsi que « l’espace communautaire n’a pas été épargné par les conséquences néfastes de la pandémie qui a paralysé, à l’échelle planétaire les activités économiques ».
En effet, a –t-il poursuivi, « les chocs de la demande et de l’offre induits par les mesures prises pour freiner la pandémie, conjugués à la chute des prix du pétroleen2020, se sont traduits par une contraction d’une ampleur inédite de l’économie de la zone CEMAC, de l’ordre de -3,1% » Pour le Pr. Daniel Ona Ondo, « Cette perte de richesse s’est accompagnée, comme vous vous en doutez, d’une aggravation de la pauvreté et des disparités sociales, exacerbées notamment par la mise à rude épreuve des capacités du secteur informel à jouer son rôle de filet de sécurité sociale ».
Dans ce registre, tout n’est malheureusement pas sombre, a-t-il souligné. Car, l’on peut néanmoins, « se féliciter que sur le plan sanitaire, nos pays s’en Sortent mieux que l’hécatombe annoncée. Par ailleurs, nos économies Ont été certes fragilisées, là aussi, leur relative résilience conjuguée aux réponses des Etats et des Institutions régionales a permis de limiter les Effets négatifs de la pandémie ». Dans ce contexte, a-t-il indiqué, « et en dépit de la mise sous cloche des économies de nos principaux partenaires pour faire face à la 2ème vague de la pandémie, on relève malgré tout, des signes d’espoir ».
Daniel Ona Ondo a ainsi mis en exergue, « la vitalité de certaines branches d’activités qui ont pu résister, la poursuite certes moins vigoureuse, des investissements dans les services et aussi, des initiatives qui se développent ici et là, dans les domaines de la production, la transformation et la commercialisation des produits du terroir ». Autrement dit, de son avis, le potentiel et la confiance des investisseurs n’ont pas été fondamentalement entamée par la crise.




























