C’est le constat qui se dégage à la suite de l’évaluation desdits projets, financés par le Fonds de développement communautaire (FODEC) et les interventions de l’Aide budgétaire globale française (ABG).
S’agissant du FODEC, ses interventions en matière de projets intégrateurs portent sur la réalisation des études de faisabilité des projets de construction des infrastructures dans le domaine des transports. La cartographie de ces interventions par pays se présente comme suit :
En République centrafricaine, trois projets sont identifiés. Il s’agit notamment des études relatives à la construction du port fluvial assorti d’une plateforme douanière à Mongoumba ; de celles liées à l’aménagement et au bitumage de la section de route Mbaïki – Boda – Yaloké et enfin de la section de route Bossembelé – Baoro également pour les études d’aménagement et de bitumage.
En République du Tchad, le FODEC finance également les études relatives au projet de construction du Port sec à N’Guéli.
Avec trois projets intégrateurs, le Gabon se veut l’un des plus grands bénéficiaires de ces financements du Fonds de développement communautaire. Le fonds réalise en effet les études relatives aux projets de route Kougouleu – Medouneu – Frontière Guinée Equatoriale ; Oyem – Assok Medzeng frontière Guinée Equatoriale et Makokou – Mekambo – Ekata (frontière Congo).
La sélection du cabinet a été lancée pour l’étude d’autres projets intégrateurs. Il s’agit entre autres du projet d’interconnexion électrique Guinée-Gabon, la mise en œuvre du projet de suspension des frais de roaming en zone CEMAC qui devrait s’accélérer suite à l’adoption du projet de règlement y relatif par le Conseil des ministres de l’UEAC.
Il est également à noter que la couverture des besoins de financement du projet d’Université Inter-Etats Cameroun-Congo est devenue effective grâce à la mobilisation des ressources du FODEC.
Par ailleurs, pour l’exécution de certaines activités et programmes dont le caractère intégrateur est avéré, la CEMAC bénéficie également de l’appui de l’Aide budgétaire globale française qui a octroyé un financement de l’ordre de 3,5 milliards de FCFA, cette année, pour la mise en œuvre d’autres projets.
On cite notamment, l’appui de la FERDI pour le renforcement des capacités de la Commission ; l’élaboration du cadre réglementaire communautaire sur les PPP ; la mise en place système information intégré pour la gestion des ressources humaines, des finances, de la comptabilité, des missions et passations de marchés.
A cela s’ajoutent également l’étude de construction du Poste Frontière de Koutere au Tchad ; l’étude sur l’implémentation du système Sydonia ; la mise en place d’un observatoire des affaires et enfin, l’étude de faisabilité du programme des trois frontières (Cameroun-Gabon-Guinée Equatoriale).
Pour rappel, la CEMAC compte une douzaine de projets intégrateurs. Pour leur réalisation, la Commission de la CEMAC table sur un financement d’environ 2820 milliards de FCFA.




























