Avec la mise en œuvre de plusieurs projets de barrages hydroélectriques, l’offre en électricité en CEMAC pourrait substantiellement augmenter dans les prochaines années.
Le déficit en électricité en Afrique sub-saharienne fait référence à la fois à l’inadéquation entre l’offre et la demande dans les régions connectées au réseau et au manque d’accès dans les régions hors réseau. Tout en limitant les capacités de croissance des économies, ce déficit d’offre occasionne des ruptures de service aux abonnés en raison des délestages. Plusieurs projets de barrages hydroélectriques qui visent à augmenter la production se mettent en place dans la région, à des niveaux d’avancement néanmoins inégaux :
Au Cameroun, la Stratégie Nationale de Développement (SND) pour 2020-2030 publiée courant novembre 2020 ne recense pas moins de 12 projets de barrages hydroélectriques de 75 à 1 800 Mw : 420 Mw pour le barrage de Nachtigal actuellement en chantier, 450 Mw pour le futur barrage de Kikot (avec EDF), ou 1 800 Mw pour le barrage de Grand Eweng (porté par la société américaine Hydromine). La capacité de production envisagée pour 2020 était de 3 000 Mw contre 1 650 Mw réellement installés à ce jour : le gouvernement entend la porter à 5 000 Mw.
Au Congo Brazzaville, des projets pourraient générer une capacité installée supplémentaire de près de 1 500 MW : le barrage de Chollet entre le Cameroun et le Congo (600 Mw), le barrage de Sounda (capacité de production estimée entre 480 et 600 MW) et les projets de barrage hydroélectriques de la vallée de Louessé (Mourala, Nyanga, Ibabanga, Bikongo, Mpoukou) qui offriraient une capacité potentielle de 730 MW.
Au Gabon, Asonha Energie et le fonds français Méridiam ont signé le 27 octobre dernier un contrat pour le développement du barrage hydroélectrique de Kinguélé Aval, d’une capacité de 35 MW (205 GWh par an, soit 13% de la consommation actuelle de la capitale gabonaise), l’entreprise chinoise Sinohydro devant effectuer les travaux.
Au Tchad, un contrat commercial a été signé entre le Ministère du Pétrole et de l’Energie et le Sinohydro, pour un projet de centrale hydroélectrique sur les Chutes Gauthiot. La capacité de production serait entre 5Mw et 20Mw, augmentée par une centrale solaire de 10MW. Le projet est néanmoins en attente de financement.





























