C’est l’un des principaux enjeux que revêtait la mission qu’une délégation de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), effectuée récemment au siège du Secrétariat général du Groupe des Pays ACP à Bruxelles en Belgique.
La délégation CEEAC conduite par Marie Thérèse Chantal Mfoula, Secrétaire général adjoint de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), en charge du département de l’intégration physique, économique et monétaire (SGA/DIPEM) a été reçue le 26 février 2020, par l’ambassadeur Léonard-Emile Ognimba, sous-secrétaire général chargé des questions politiques et du développement humain.
Selon des sources de cette institution, il s’agissait d’une mission de plaidoyer de haut niveau du secrétariat général de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), auprès de la direction de développement et de coopération internationale (DEVCO) et au secrétariat général du groupe ACP.
En outre a précisé Marie Thérèse Chantal Mfoula, »cette mission s’inscrivait globalement dans le cadre de renforcement de la coopération avec les deux Institutions, pour les divers appuis et soutiens financiers apportés à la CEEAC. Notamment, dans la mise en œuvre des divers programmes et projets de développement ».
Elle précise en outre qu’il s’agissait spécifiquement pour la CEEAC, de marquer sa détermination à poursuivre la mise en œuvre des programmes et projets du secteur de la prévention des risques et gestion des catastrophes et du relèvement en comptant sur l’accompagnement du Secrétariat général du Groupe des Pays ACP.
Pour mieux édifier leurs partenaires les experts de la CEEAC ont présenté une vue d’ensemble de l’état de mise en œuvre des projets de l’institution. Cette présentation a permis au groupe de travail des Pays ACP de découvrir l’immensité de réalisations faites par le Projet GRC-CEEAC et le projet SAWIDRA-AC.
Dans leurs exposés, les experts ont préconisé l’attention particulière qui devrait être accordée à la CEEAC, lors du prochain cycle de mobilisation des ressources au niveau du 11ème FED. Cela, afin que les acquis puissent être consolidés.
Sur ce dossier, Léonard-Emile Ognimba a salué ces différentes réalisations de la CEEAC. Au sujet des ressources financières à mobiliser dans le cadre du 11ème FED, il a tenu à rappeler que la CEEAC avait été invitée à prendre part à toutes les phases de négociations chapeautées par la Commission de l’Union africaine.
Dans la même logique, le Dr Natallie Corrie-Kordas, expert en charge de gestion des risques et catastrophes et genre, des questions humanitaires et société civile a également salué cette participation de la CEEAC dans les négociations avec l’Union européenne pour la mobilisation des ressources sur le 11ème FED.
‘’Ces ressources sont en deçà de ce qui a été mobilisé dans le cas du 10ème FED’’ a-t-elle précisé. Avant de souligner ‘’qu’une part importante sera accordée aux CER y compris la CEEAC, sur la base des évaluations qui seront effectuées et de la répartition des allocations budgétaires retenues par région ACP. A ce stade, les négociations avec l’Union européenne ont permis déjà de finaliser la ‘’Fiche Action’’ et la prochaine étape sera de valider les documents de base et de procéder au lancement des appels à propositions’’
Par ailleurs, l’ambassadeur Léonard-Emile Ognimba a souhaité qu’un protocole d’accord soit signé entre le Secrétariat général de la CEEAC et le Secrétariat général du Groupe des Pays ACP. Cela, afin de jeter une véritable base de coopération entre les deux Institutions dans tous les domaines de développement.
A cet effet, l’idée d’une rencontre entre Marie Thérèse Chantal Mfoula et les sous-secrétaires en charge des Infrastructures et du Commerce a été évoquée. Elle aura pour but d’aborder avec les préoccupations liées à ces deux secteurs, particulièrement la tenue de la table ronde des bailleurs pour la mobilisation des ressources en vue de financer le développement des infrastructures de transports en Afrique centrale et les questions économiques.
Tout en marquant sa disponibilité pour ces rencontres, Marie Thérèse Chantal Mfoula s’est félicité de l’ensemble des réalisations faites dans le cadre des deux Projets, notamment les équipements de hautes technologies (HPC, EWS /PWS) pour la prévision numérique du temps acquis au CAPC-AC, malgré le peu de financement reçu par la CEEAC et a relevé que ces réalisations nécessitent absolument une consolidation au risque de les voir se détériorer entrainant ainsi une régression des mécanismes d’adaptation et de résilience des communautés de base et des économies des Etats.
Au terme des échanges, elle a fait référence aux effets néfastes de changement climatique qui constituent aujourd’hui un défi majeur pour l’Afrique centrale, en illustrant les tragédies que vient de vivre la sous-région.
Elle a ainsi cité les inondations meurtrières au Congo qui ont failli emporter le pont du 15 août, le glissement de terrain à Bafoussam au Cameroun, ayant englouti plus d’une quarantaine de personnes ou même, les possibles coulées de laves volcaniques au Goma en RDC ainsi que des tremblements des terres sur les côtes gabonaise et Santoméenne, qui constituent, entre autres des conséquences auxquelles la sous-région fait face.






























