Le Conseil d’administration de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) vient d’autoriser l’ouverture de comptes séquestres en devises, par les opérateurs pétroliers et miniers.
Cette décision a été prise lors de sa session ordinaire du 2 juillet 2020. C’était dans le cadre de la mise en œuvre de certaines dispositions relatives aux règlementations des changes dans la région CEMAC.
Acteur majeur du secteur pétrolier et gazier continental, la Chambre africaine de l’énergie a salué cette disposition de la BEAC d’ouvrir des comptes séquestres en devises. A cet effet, elle note le leadership de l’institution dans la prise d’initiatives qui préserveront les emplois, encourageront le contenu local et aideront le secteur pétrolier et gazier à se redresser
Par ailleurs, la Chambre africaine de l’énergie souhaite saluer ce pragmatisme et note la volonté de la Banque d’offrir un environnement plus favorable à l’industrie pétrolière et gazière suite à la crise actuelle.
Plus tôt cette année, la Chambre avait rejoint plusieurs acteurs de l’industrie pour demander à la BEAC d’assouplir ses règles de contrôle des devises adoptées en juin 2019. « Nous félicitons la BEAC d’avoir écouté les préoccupations du secteur privé et d’avoir adopté une approche pragmatique de la réglementation des devises étrangères à la suite de la crise actuelle causée par la pandémie de Covid-19 et le crash historique des prix du pétrole.»,a déclaré Leoncio Amada NZE, président de la région CEMAC à la Chambre africaine de l’énergie.
Avant d’ajouter :« Une telle démarche est conforme à l’Agenda énergétique de la Chambre africaine de l’énergie pour aider l’Afrique à se remettre de la pandémie de Covid 19 »,
Et de conclure « Cette mesure est positive pour notre industrie locale et pour rester compétitif. Elle stimulera considérablement le développement du contenu local et, à terme, la création d’emplois locaux en Afrique centrale ».
Dans son dernier Agenda énergétique, la Chambre africaine de l’énergie a notamment appelé les institutions financières et les banques centrales à mettre en place des mécanismes de dialogue plus solides avec le secteur privé et les acteurs de l’industrie pour relever les défis actuels de l’industrie.






























