Aux côtés de ses traditionnels bailleurs de fonds que sont le FMI, la Banque mondiale et l’AFD, le Gabon bénéficie également de l’appui de quatre autres institutions de développement qui interviennent de manière significative dans le pays.
Il s’agit notamment de : la Banque de développement des États d’Afrique centrale (BDEAC), l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), la Banque islamique de développement (BID) et les Programmes des Nations Unies qui sont encadrés par le Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement (PNUAD) pour la période 2018-2022. Seul, l’Union européenne demeure quelque peu en retrait de l’action des bailleurs au Gabon depuis 2016.
Mais ces différents acteurs interviennent grâce à des prêts principalement pour le développement des infrastructures, la croissance économique, le développement durable et l’appui au développement humain. Les bailleurs se répartissent les domaines de compétences au Gabon.
L’AFD met en œuvre des projets majoritairement tournés vers le développement humain et la protection des ressources naturelles à l’instar de l’appui qu’elle fournit à l’Agence d’exécution des activités de la filière forêt-bois (AEAFFB) afin d’accompagner la filière dans ses évolutions pour près de 6,5 milliards de FCFA, (10 M EUR).
La Banque mondiale réalise des actions plus spécifiques sur les TIC et apporte différents appuis techniques à l’administration gabonaise à travers par exemple un projet de renforcement des capacités statistiques du Gabon pour environ 32,5 milliards de FCFA (50 M USD).
La BAD quant à elle, met en œuvre de nombreux projets pour le développement de l’agriculture en soutenant notamment le programme GRAINE à hauteur de deux milliards de FCFA (3 M EUR), ainsi que pour les réformes économiques et financières et la diversification de l’économie gabonaise (381 M EUR pour les projets en cours ou approuvés début 2019).
La BDEAC et la BID se concentrent plutôt sur les infrastructures avec en autres, le financement de 1 000 logements sociaux par la BDEAC pour un total de près de 44,2 milliards de FCFA (68 M EUR). Néanmoins, la BDEAC axe de plus en plus son action en faveur du développement de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche.
Seul bémol, le taux de décaissement des bailleurs reste très limité du fait du faible taux d’absorption de l’État gabonais. La majorité des bailleurs sont ainsi positionnés sur une dynamique de stabilisation – voire même de diminution – du montant de leur portefeuille, excepté la BAD qui semble plutôt mener une stratégie d’expansion.
Dans cet élan, la question de la priorisation et de la coordination des bailleurs est régulièrement posée, de même que la cohérence avec les objectifs du programme FMI. Par ailleurs, l’accumulation d’arriérés de l’État gabonais participe également au ralentissement du décaissement des aides : le report de la revue du programme FMI a ainsi conduit plusieurs bailleurs à retarder le versement de leur appui.






























