Par rapport aux prévisions de la loi de finances (LF) 2019, les dépenses budgétaires cumulées ont baissé de 13,6% pour s’établir à 802,6 milliards de FCFA au premier semestre 2019. Représentant ainsi un taux d’exécution de 39,7% indique le ministère de l’Economie
Hors paiement des intérêts de la dette publique (dépenses primaires), les dépenses affichent une baisse de 14,9% à 692,4 milliards de FCFA. Ces dépenses primaires se composent des dépenses de fonctionnement, des dépenses d’investissement et des autres dépenses n’intégrant pas le paiement des intérêts de la dette publique.
Les dépenses de fonctionnement
Budgétisées à 1 206,7 milliards de FCFA dans la LF initiale 2019, les dépenses de fonctionnement affichent un taux d’exécution de près de 522,0 milliards de FCFA. Soit un taux de réalisation de 43,3%. Comparativement au premier semestre de 2018, elles sont en repli de 11,6%. Cela, grâce à la diminution conjointe des dépenses de personnel, des dépenses en biens et services ainsi que des dépenses de transferts et subventions.
En effet, exécutées à hauteur de 346,1 milliards de FCFA, soit un taux d’accomplissement de 51,4% de la dotation de la loi de finances, les dépenses du personnel sont une baisse de 5,4% (soit -19,9 milliards de FCFA). Cette baisse s’explique par le reflux de la solde permanente, de la diminution du traitement de la main d’œuvre non permanente (-10,7 milliards de FCFA) malgré l’accroissement des autres dépenses de personnel (+0,7 milliard de FCFA), en lien avec les mesures gouvernementales de maîtrise de la masse salariale.
Les dépenses en biens et services
Sur une dotation de 288,5 milliards de FCFA, les dépenses en biens et services se sont établies à 76,0 milliards de FCFA, soit un taux d’exécution de 26,3%. Ce titre est en diminution de 25,8% comparativement au niveau atteint au premier semestre 2018, du fait de l’abaissement des dépenses relatives à la consommation de l’électricité et de l’eau (-3,6 milliards de FCFA), de la contraction des dépenses liées aux autres biens et services (-22,8 milliards de FCFA) et de la stabilité des dépenses relatives à l’utilisation du téléphone et de l’internet.
Les dépenses réalisées au titre des transferts et interventions ont, quant à elles, été exécutées à hauteur de 99,9 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 40,7% de l’autorisation budgétaire. Elles affichent un replie de 18,1%, suite à la baisse simultanée des autres transferts et interventions (-6,5 milliards de FCFA) et du soutien des prix des carburants (-5,7 milliards de FCFA) ainsi que de la non alimentation du fonds de sécurité.
Les dépenses d’investissement
Au terme des six premiers mois de l’année 2019, les dépenses d’investissement exécutées ont chuté de 25,0% pour s’établir à 43,2 milliards de FCFA. Ce repli, par rapport au niveau atteint à la même période l’année précédente, résulte de la baisse conjointe des financements sur ressources propres (-4,1 milliards de FCFA) et sur ressources extérieures (-10,3 milliards de FCFA).
Par rapport au plafond autorisé par le parlement dans la loi de finances initiale 2019, les dépenses en capital enregistrent un taux d’exécution de 11,3%. Ce niveau d’exécution est de 16,9% pour les dépenses en capital sur financement en ressources propres, et de 6,4% pour celles sur ressources extérieures.
Les autres dépenses
Les autres dépenses affichent une exécution à hauteur de 127,2 milliards de FCFA au premier semestre de l’année 2019, contre 165,8 milliards de FCFA à la même période une année plus tôt. Leur diminution s’explique par le recul du solde « prêts nets y compris prise de participations » (-47,7 milliards de FCFA), la baisse des dépenses du Fonds National pour le Développement du Sport (-3,1 milliards de FCFA), le recul des comptes spéciaux (-2,7 milliards de FCFA) et la diminution des dépenses liées à l’entretien routier (-0,5 milliard) nonobstant l’accroissement des dépenses relatives à la CNAMGS (+15,3 milliards de FCFA).
Les charges de la dette
Sur une enveloppe de 255,6 milliards de FCFA prévus dans la LF 2019, les dépenses relatives à la charge de la dette ont été exécutées à hauteur de 43,1%. Comparativement à l’année précédente, elles ont baissé de 4,5% à 110,2 milliards de FCFA. Cela, du fait de la diminution du règlement des intérêts sur la dette intérieure (-1,8 milliard de FCFA) et sur la dette extérieure (-3,4 milliards de FCFA).





























