Selon le ministère de l’Economie et de la Relance, la forte augmentation du taux d’endettement du pays est particulièrement liée à la crise de la pandémie de la Covid -19 ainsi qu’à la gestion peu orthodoxe des administrateurs de crédits.
Les efforts de redressement mis en œuvre par les autorités gabonaises en vue de juguler l’encours de la dette n’ont pas été vains. À travers des réformes structurelles, l’encours de la dette rapporté au PIB se situait à 59% à fin 2019. Elles ont favorisé une baisse significative comparativement à 2016.
Malheureusement, cette orientation favorable de l’indicateur de l’endettement a été particulièrement contrainte par trois facteurs qui ont entrainé une tendance haussière, selon le ministère de l’Economie et de la Relance. Le premier s’inscrit dans le cadre du dialogue que le gouvernement a instauré avec le secteur privé et qui a emmené au constat qu’un certain nombre d’engagements publics avaient été pris par les gestionnaires de crédits, sans suivre la procédure budgétaire traditionnelle. C’est ainsi qu’un audit des dépenses extrabudgétaires des exercices 2015-2017 a été engagé. Les résultats provisoires dudit exercice ont été partagés en 2019.
Le second facteur quant à lui, a trait aux conséquences de la Covid-19 sur l’économie réelle. En effet, alors que nous anticipions une franche relance de l’économie, les effets négatifs de la propagation du coronavirus ont entrainé une contraction du PIB. La croissance réelle se situerait entre -1% et -2% en 2020 au lieu d’une prévision dans la loi de finances initiale à +3,6%. En d’autres termes, le PIB qui est le dénominateur du taux d’endettement s’est fortement contracté.
Enfin, le troisième facteur aussi lié à l’impact négatif de la Covid-19, est la faible mobilisation des ressources conjuguée à de fortes pressions sur les dépenses pour faire face aux besoins sanitaires, sociaux et d’accompagnement du tissu économique. Ce qui a favorisé un recours à des emprunts pour combler les besoins de financement. La combinaison de ces trois facteurs a induit une forte augmentation du taux d’endettement qui se situe à près de 70% du PIB à fin 2020.
Avec la MINECO





























