Après l’emprunt approuvé par le Fonds monétaire international (FMI), le 31 juillet dernier, le Gabon va également solliciter la Banque africaine de développent (BAD), pour un nouveau service de la dette. C’est ce qui ressort du Conseil interministériel du 3 août 2020, présidé par le Premier ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda.
Ces travaux ont été dominés par des questions économiques et financières en vue de la relance de l’économie. A l’occasion, le ministre en charge de l’Economie, Jean Marie Ogandaga a exposé sur trois projets d’ordonnance autorisant l’Etat à contracter trois emprunts pour un montant estimé à 156 milliards de FCFA pour la relance de l’économie.
Le premier, d’un montant équivalent à 2 778 000 euros, soit 60 858 378 546 FCFA se fera auprès de la Banque africaine de développement (BAD).
Tandis que le second, près de 44 839 000 euros, soit 29 412 455 923 FCFA, devrait être effectué auprès du Fonds Spécial Africa Growing Together, par le biais de la BAD, agissant en qualité d’administrateur du Fonds.
Quant au dernier projet, il autorise l’Etat à contracter toujours auprès de la BAD, un emprunt d’un montant équivalent à 100 500 000 euros, soit 65 923 678 500 FCFA.
Il est à noter que ce nouvel emprunt après celui de près de 85 milliards de FCFA, approuvé le 31 juillet 2020 par le FMI vient sans doute, alourdir l’encours de la dette du pays. En effet, à la fin du mois de mars 2020, l’encours de la dette publique du Gabon a augmenté de 9,0% à 5607,2 milliards de FCFA.
De manière détaillée, le portefeuille de la dette publique comprend 4031,6 milliards de FCFA, au titre de la dette extérieure et 1575,5 milliards de FCFA pour ce qui est de la dette intérieure.
Au regard de cette hausse du taux d’endettement, le FMI n’a pas manqué d’attirer l’attention des autorités sur ce sujet. En effet, selon le Fonds, » la dette publique reste viable, mais sa dynamique s’est détériorée et que les risques pour sa viabilité ont considérablement augmenté ».
Dans ce cadre, l’institution de Bretton Woods encourage le gouvernement à privilégier les financements extérieurs concessionnels, à élaborer une stratégie crédible de gestion de la dette à moyen terme et à mener une politique budgétaire prudente pour gérer les vastes besoins de financement à moyen terme.




























