Comment le Gabon peut-il améliorer l’efficacité de ses dépenses publiques ? c’est la problématique qui a guidé la Banque mondiale dans une étude destinée à aider le pays à asseoir une gouvernance orthodoxe dans ses dépenses publiques.
La principale à tirer de cette réside sur le fait que le gouvernement doit s’adapter à la baisse de ses ressources liée au choc pétrolier de 2014. et pour ce faire, il s’agira d’accroître sa marge de manœuvre budgétaire, pour pouvoir allouer plus de ressources aux secteurs prioritaires, comme l’éducation et d’améliorer l’efficience de ses dépenses dans tous les secteurs
La dernière revue des dépenses publiques du Gabon, publiée par la Banque mondiale, constate que dans un contexte macroéconomique tendu qui accentue les défis du chômage élevé, de la pauvreté et des inégalités, le Gabon doit faire des choix budgétaires pour s’adapter à la diminution de ses ressources publiques. Mais il faudra aussi veiller à ce que ces ajustements budgétaires n’affectent pas la qualité des biens et des services publics et n’entravent le développement.
Intitulée « Améliorer la qualité de la dépense publique pour favoriser une croissance inclusive« . Cette étude, qui couvre la période 2012 à 2017, évalue la qualité des dépenses publiques et détermine si elles sont conformes aux objectifs de développement du Gabon.
Elle se concentre plus spécifiquement sur les dépenses publiques dans les secteurs de l’éducation, de la protection sociale et de la santé, qui sont cruciaux pour le développement socio-économique et la réduction de la pauvreté.
Le choc pétrolier de 2014 a provoqué une grave récession au sein des pays de la zone CEMAC, obligeant les pays comme le Gabon à donner la priorité au rééquilibrage budgétaire au détriment de dotations consacrées au développement.
Avec une masse salariale importante, l’administration publique représente aujourd’hui le premier poste de dépense du Gabon, devant le logement, la santé, l’éducation et la protection sociale.
Dans un souci d’optimisation de la qualité des dépenses publiques, l’étude suggère deux pistes prioritaires pour le Gabon : la première est d’accroître sa marge de manœuvre budgétaire, pour pouvoir allouer plus de ressources aux secteurs prioritaires, et la seconde d’améliorer l’efficience de ses dépenses dans tous les secteurs.
Il faudrait notamment allouer moins de dotations à l’administration publique et privilégier l’accès au logement, la santé, l’éducation et la protection sociale.
Comment accroître la marge de manœuvre budgétaire ?
Pour permettre au gouvernement d’accroître sa marge de manœuvre budgétaire de façon durable, il est crucial de poursuivre les efforts entrepris ces dernières années pour diversifier l’économie. Une économie peu ou pas diversifiée est en effet plus exposée aux chocs extérieurs, comme cela a été le cas récemment avec la baisse brutale des prix du pétrole.
Par ailleurs, en diversifiant davantage son économie, le Gabon serait en mesure de générer de nouvelles sources de revenus et de mobiliser davantage de recettes intérieures, tout en créant un plus grand nombre d’opportunités d’emplois pour les générations futures. Des solutions à plus court terme existent néanmoins pour permettre au gouvernement de consolider plus rapidement son équilibre budgétaire.
Plusieurs recommandations à mettre en œuvre à court terme, ont été faites. Il s’agit entre autres de : mettre en œuvre le nouveau code régissant la passation des marchés publics et responsabiliser l’agence des marchés publics pour renforcer le processus de marchés publics.
La mise à jour mettre à jour le plan national d’infrastructures et assurer une plus grande cohérence entre les plans sectoriels, en exigeant des mises à jour et des examens réguliers, pour une meilleure cohérence entre les plans sectoriels et une planification fondée sur des estimations réalistes des ressources reste également de mise.
Tout comme, l’amélioration des contrôles en matière de recrutement et mettre en œuvre de nouvelles procédures d’embauche afin de gérer plus efficacement la masse salariale et concernant la mobilisation de recettes non pétrolières, développer des indicateurs de risque et classer les contribuables en fonction des risques afin de afin de faciliter un contrôle axé sur le risque.































