Aux grands maux les grands remèdes. Serait-on tenté de dire. En effet, face à la situation récurrente de pénurie et ou de sous-alimentation en eau des quartiers de Libreville et des communes avoisinantes, le gouvernement a décidé de lancer, avec le soutien de la Banque africaine de développement (BAD), un vaste plan d’investissement hauteur de 77 milliards de francs CFA, destiné à améliorer la desserte en eau potable au Grand Libreville.
Les travaux, prévus pour être lancés avant la fin du mois de mars 2021, dureront entre 20 et 32 mois selon les cas. Dans ‘intervalle, pour apporter un début de solution à la sous-production en eau potable, la Société d’énergie et d’Eau du Gabon (SEEG), délégataire du service public de l’eau et de l’électricité, va mettre en service l’usine CIM-Gaban2, avant la fin du mois d’avril 2021. Ceci permettra d’accroitre la capacité de production de 36000 nt3/jour supplémentaires,
Cependant, face à l’urgence, le ministre d’État, ministre de l’Énergie et de Ressources hydrauliques, Alain-CIaude Bilie-ay-Nze a instruit la SEEG de prendre toutes dispositions utiles afin d’apporter de l’eau potable aux populations par tous les moyens disponibles.
Pour rappel, la BAD appui le Programme intégré pour l’alimentation en eau potable au Gabon (Piaepal). L’un de ses objectifs est de réduire les pénuries d’eau à Libreville, dans la capitale gabonaise. Le projet vise entre autres le renforcement des capacités institutionnelles du secteur de l’alimentation en eau potable ; le renforcement et l’extension de 280 kilomètres du réseau d’eau potable dans les communes de Libreville, Akanda, Owendo et Ntoum ; l’augmentation de la capacité d’eau disponible pour les populations, la lutte contre les fuites et l’harmonisation des installations.
La mise en œuvre du Piaepal devra se traduire par une augmentation de la capacité de production et de stockage de l’eau potable et, in fine, pallier la pénurie constatée dans la capitale et ses environs. Elle devrait également porter le taux de rendement du réseau de distribution du Gabon de 52% à 80%. Ce qui permettrait à 400 000 ménages de plus d’avoir accès à l’eau potable à travers le pays. D’un coût de 77 milliards FCFA, le projet sera financé à hauteur de 49,5 milliards FCFA par la Banque africaine de développement.
Avec le ministère de l’Énergie et de Ressources hydrauliques.






























