L’assainissement des finances publiques pour dégager des marges budgétaires nécessaires au soutien à la croissance et au renforcement du capital humain constitue une préoccupation majeure des autorités gabonaises.
A la suite du programme économique triennal, les efforts se sont soldés par un rétablissement de l’équilibre des finances publiques. Malheureusement, la crise née de la Covid-19 a entraîné une hausse des charges publiques – augmentation des dépenses de santé – conjuguée à un affaiblissement de la collecte des recettes ainsi qu’à des tensions supplémentaires sur la dette publique.
La volonté du gouvernement est d’atteindre un solde budgétaire équilibré en 2023 ainsi qu’un endettement inférieur à 55% du PIB. Pour parvenir à atteindre ces objectifs, il s’agira de mettre un accent particulier sur la mobilisation des recettes, la rationalisation des dépenses ainsi qu’une gestion optimale et proactive des engagements de l’Etat.
Afin de mobiliser des recettes budgétaires avoisinant 18,3% du PIB en 2023, le gouvernement se focalisera notamment sur l’élargissement de l’assiette fiscale, avec un accent mis sur la dépense fiscale ainsi que sur l’identification de nouvelles niches fiscales. Ainsi, sans omettre les ressources pétrolières, l’intérêt sera porté sur une mobilisation plus accentuée des recettes hors pétrole.
Sur le volet de la dépense publique, les efforts porteront à la fois sur une maîtrise des charges, une amélioration de l’allocation et de l’efficacité de la dépense ainsi qu’une attention particulière sur les secteurs sociaux. Ces actions se solderaient par un niveau de dépenses budgétaires de près de 18,3% du PIB en 2023.
Après une phase d’amélioration, le ratio d’endettement s’est nettement dégradé du fait de la mauvaise conjoncture. Il est passé en effet de 58% du PIB en 2019 à 68% du PIB en 2020, même s’il demeure encore en dessous du seuil communautaire. Le gouvernement entend ramener le niveau d’endettement autour de 50% du PIB en 2025. Pour y parvenir, la cible intermédiaire pour 2023 est fixée à 55% du PIB.
A la faveur du renforcement des outils de gouvernance, la maîtrise des nouveaux engagements combinée avec le remboursement des encours permettra d’infléchir la courbe de la dette publique. Parallèlement, dans sa stratégie d’investissement, les autorités privilégieront le financement de ses projets stratégiques à travers des Partenariats Publics-Privés.
Par ailleurs, la politique gouvernementale s’attèlera également à un examen des outils disponibles de financement afin de permettre un apport plus accru des acteurs privés à l’effort d’investissement.































