L’évolution de la notation de la qualité de crédit des États de la CEMAC au cours des derniers mois, reflète leurs initiatives d’assainissement des finances publiques, mais également leur vulnérabilité financière, leur niveau élevé d’endettement et la persistance d’incertitudes d’ordre politique.
Dans le cas du Gabon, sa note a été dégradée par Moody’s en juin 2018 (de B3 à Caa1), mais sa perspective a été relevée en octobre 2018 par Fitch (stable) et en juin 2019 par Moody’s (positive), les deux agences ont ainsi salué la mise en œuvre des actions budgétaires prévues dans le cadre du programme d’ajustement.
La note du Congo a quant à elle été relevée par Standard & Poor’s (de CCC+ à B-) en septembre 2018 et par Fitch (de CC à CCC) en mars 2019. Enfin, si la notation du Cameroun est restée inchangée, Standard & Poor’s a dégradé sa perspective de stable à négative en avril 2019, soulignant les tensions politiques dans la région anglophone et le niveau élevé de la dette et du déficit publics; à l’inverse de Moody’s qui, estimant la signature camerounaise résiliente face à ces difficultés, a relevé sa perspective de négative à stable en juin 2019.





























