En 2019, la croissance de l’Afrique centrale est restée à son niveau de 2018, et toujours en deçà de la moyenne africaine (3,2 %).
En effet, tout comme en 2018, le taux de croissance du PIB réel s’est établi en 2019, à 2,8 %, un des taux de croissance les moins élevés des cinq régions du continent. Malgré cette contre-performance, le Gabon et le Tchad sont les seuls pays de la sous-région Afrique centrale qui ont vu leur croissance accélérer. Au Gabon, elle est passée de 0,8 % à 3,4 %, compte tenu du dynamisme des activités hors-pétrole (les mines, le bois et l’huile de palme) et de l’exploitation de nouveaux puits de pétrole. Au Tchad, l’évolution a été de 2,4 % à 3 %, grâce notamment à la bonne tenue de la production de céréales (+1,2 % en 2019), du coton (+142 %) et du pétrole (+14 %).
Dans cette mouvance, le Cameroun a plutôt affiché une stabilité. Le taux de croissance est resté stable à 4,1 % entre 2018 et 2019. Cette croissance a été principalement soutenue du côté de l’offre, par les activités du secteur tertiaire. Par contre, au Congo, en RCA et en RDC, l’on a enregistré une décélération de l’activité économique.
En effet, sur cette même période, la croissance économique a ralenti. Au Congo, elle est passée de 1,6 % en 2018 à 1,2 % en 2019, malgré la progression du secteur pétrolier et des secteurs des bâtiments et travaux publics. En République Centrafricaine, on a enregistré chute de 3,8 % à 3 %, en dépit de la reprise des activités agricoles et des extractions minières.
Enfin, en RDC, la croissance est passée de 5,8 % à 4,3 % en raison : du ralentissement des secteurs extractifs ; du repli des cours de certaines matières premières (cuivre, cobalt,) ; de la faible productivité de l’agriculture ; et enfin du déficit énergétique qui limite les efforts d’industrialisation.
Le pire est élevé est la Guinée Equatoriale. Le pays a poursuivi sa récession avec une croissance négative pour la 5e année consécutive. Le PIB réel a observé une contraction plus accentuée en 2019 (-6,1 %) qu’en 2018 (-5,8 %).
Cette performance est due au ralentissement du secteur des hydrocarbures, conséquence de la chute des prix du pétrole de 2014, de la baisse des rendements des puits pétroliers en cours d’exploitation, mais aussi de l’absence de diversification de son économie.





























