A la faveur de l’Africa CEOs Survey – 2020, tenue il quelques jours, Henri-Claude Oyima, PDG de la Holding BGFI est revenu sur la stratégie et l’expérience, à l’origine de la résilience de son groupe, face à la crise du Covid- 19.
L’Africa CEOs Survey – 2020 visait deux principaux objectifs : évaluer les effets de la crise Covid-19 sur le moral des dirigeants d’entreprises africaines qui ont vu leur activité chuter, ainsi que les mesures d’urgences mises en place durant la crise. A l’occasion, trois aspects ont constitué l’essentiel de la communication du PDG de la Holding BGFI :
La structuration croissante du secteur financier africain, et notamment l’application de règlementations strictes, qui limite à court terme, l’accès des entreprises au financement bancaire.
Pour Henri-Claude Oyima, « les groupes financiers africains font face à de nombreux enjeux dont le renforcement de l’environnement réglementaire, fortement inspiré de dispositifs qui ont été conçus et déployés en Europe post-crise financière. Néanmoins, certaines de ces règlementations ne s’avèrent pas toujours adaptées au contexte africain. Ainsi, les règles prudentielles contraignantes en fonds propres empêchent les groupes financiers de satisfaire la totalité du besoin de financement du secteur privé africain, ce qui limite leur potentiel de croissance.»
Les banques sont désormais poussées à trouver des solutions de financement alternatives, pour soutenir leur propre développement et la croissance du secteur privé
Dans ce cadre, le PDG de la Holding BGFI s’est voulu pragmatique. « Nous devons augmenter nos fonds propres, afin d’accélérer notre développement dans de nouveaux territoires, renforcer nos business actuels et financer la croissance des entreprises sur le continent. Or, comme l’accès à un financement bon marché reste encore limité en Afrique, il faut trouver une solution alternative, qui passe souvent par l’autofinancement. C’est dans ce contexte que s’inscrit le projet d’introduction en bourse de BGFI à la BVMAC dans un premier temps.», a-t-il ajouté
Le renforcement de l’agilité, via la définition de modèles d’organisation innovants tel que le management par les processus
Le PDG s’est appuyé sur l’expérience de BGFIBank. Selon lui, le succès du groupe vient d’une connaissance approfondie des marchés dans lesquels la banque opère, l’innovation produit et le savoir-faire de ses équipes. Mais le point saillant du groupe reste notre innovation sur le plan managérial a-t-il souligné. « Ainsi, nous avons conçu et mis en place une nouvelle organisation basée sur un fonctionnement par les processus inspiré de la norme ISO 9001 et fortement corrélé à la dimension réglementaire du secteur. Un processus doit avoir des objectifs mesurables et se définit comme un ensemble d’activités corrélées sous la responsabilité d’un pilote. On recense environ une vingtaine de processus par entité juridique, qui sont interdépendants : la donnée d’entrée de l’un est la donnée de sortie de l’autre »
Et de conclure : «Cette organisation stimule l’engagement des équipes. Car tout le monde se sent concerné. A l’instar d’un organisme vivant, le dispositif évolue et s’adapte en permanence. La vitalité des processus et leur montée en maturité sont évaluées régulièrement, favorisant une amélioration permanente. Ce modèle d’organisation innovant permet d’adresser les enjeux de transversalité, d’agilité et d’engagement qui constituent des facteurs clés de succès en Afrique.».
Pour rappel, BGFIBank est le premier groupe financier de la zone CEMAC. Il dispose d’une présence dans 11 pays, principalement en Afrique centrale, de l’ouest en en France. Leader sur son marché domestique, le Gabon, BGFI est dirigé depuis sa création par Henry-Claude Oyima. En plus de l’activité de banque commerciale, le groupe est aujourd’hui présent dans la banque d’investissement, les services financiers spécialisés et l’assurance.





























