La problématique du logement des membres du gouvernement et des personnels expatriés de la Commission CEMAC ainsi que la réhabilitation de son siège à Bangui, constitue la clef de voûte pour le retour et l’installation définitive de cette institution dans la capitale centrafricaine.
Pour la remise à l’état de son patrimoine immobilier à Bangui, la Commission de la CEMAC a choisi un consortium d’entreprises de la sous-région, afin de mener à bien, l’exécution desdits travaux. Le projet consiste en la rénovation de huit villas de la cité CEMAC, de la résidence officielle du président de la Commission et celle de Ngarakba. Le coût total des travaux était estimé à deux milliards de Francs CFA, sur une période de neuf mois.
Etat des lieux des travaux
Selon des sources concordantes, les travaux de réhabilitation de ce patrimoine immobilier sont exécutés à plus de 65% dans l’ensemble. «Leur exécution comprend notamment le gros œuvre qui est réalisé à 100%, c’est-à-dire les travaux des fondations, le montage des murs, les charpentes, les plafonds et les toitures. A l’heure actuelle, ne reste que le revêtement des sols et des murs pour la livraison des logements », indique-t-on.
Le 13 janvier 2020, une mission d’inspection conduite par la Vice-présidente, Fatima Haram Acyl, personnellement chargé du dossier du retour de la Commission de la CEMAC à Bangui, s’était rendue in situ, en vue de s’assurer de l’exécution des travaux tels que prévus dans la convention liant la Commission de la CEMAC au consortium.
A la faveur de cette visite, elle avait pu se rendre compte de l’effectivité et de la bonne exécution des travaux. «Compte tenu de la crise sanitaire du Covid-19 en zone CEMAC, nous avons déploré le ralentissement des travaux de finition, dont l’ensemble du matériel nécessaire est déjà disponible. Il s’agit notamment d’un ensemble de containers comportant des milliers de tonnes de carrelage, de peinture et autres accessoires. De même, du matériel avait été stocké à Bangui, sous la supervision du Représentant résidant de la commission de la CEMAC », avait-elle indiquée.
Il ressort également de cette visite qu’en l’absence des restrictions imposées par les mesures de confinement et de fermeture de frontières par les Etats, la livraison du chantier aurait déjà été effective selon les propres termes du consortium.
Etat de financement du chantier
Le projet fixé à un coût global de 2 034 872 049 Francs CFA est également confronté à quelques difficultés de financement, imputables à des tensions de trésorerie rencontrées au niveau de la Commission de la CEMAC.
En plus des barrières structurelles qui ont pesé sur l’enveloppe de ce chantier, il est à noter que plusieurs PME adjudicataires de certaines prestations n’ont pas respecté le cahier des charges. Situation qui a conduit à recourir à des PME locales sur la place de Bangui, afin de maintenir le rythme soutenu d’exécution des travaux.
Un engagement affirmé de l’exécutif de la Commission pour Bangui
Dans l’attente de la décision du président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat, un chronogramme de retour des fonctionnaires a été établi et selon les directions compétentes. « Les premiers mouvements du personnel vers Bangui concernant le département des politiques économique, monétaire et financière devraient débuter au mois d’août prochain. Cela, sous réserves que les conditions sanitaires le permettent et de la levée des restrictions imposées dans le cadre de la lutte contre la propagation de la Covid-19 », indique-t-on par ailleurs.






























