Le Covid-19 place tous les pays devant un dilemme : Celui de « choisir » entre la « peste » d’une crise sanitaire effroyable ou le « choléra » d’une crise économique terrible.
En effet, cette crise sanitaire pose un problème de santé publique pour tous les pays : il s’agit d’éviter que le nombre de malades à traiter en réanimation ne dépasse, à un moment donné, les capacités de chaque pays.
En Afrique, ce dilemme prend une tournure toute particulière, car la faiblesse des capacités d’accueil en réanimation et en assistance respiratoire fait que la saturation du système de santé interviendra très vite. Il est donc vital que les autorités réagissent rapidement, en avance sur le décompte des contaminations, pour ne pas se retrouver dépassées par les évènements.
Pour le moment, l’Afrique choisit d’éviter la crise sanitaire. Prenons l’exemple de deux pays africains : un des pays les mieux équipés est le Maroc, qui compte 3 000 lits de réanimation. Avec 36 millions d’habitants, le Royaume ne doit pas dépasser le seuil de 15 789 personnes hospitalisées s’il veut pouvoir soigner les affections pulmonaires les plus graves et éviter une explosion de la mortalité.
Au Burkina Faso (19 millions d’habitants), on ne compte que 15 lits de réanimation et il ne faudrait pas dépasser 79 cas hospitalisés… Il est donc impératif de ralentir la propagation du virus pour être sûr que les cas les plus aigus seront soignés. D’où la nécessité de confiner la population pour réduire la contagion malgré les difficultés et les nécessaires adaptations de ces mesures.





























