Le 12 janvier dernier, face à la presse et bien d’autres responsables politiques et d’associations, l’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2016, Dieudonné Minlama Mintogo a dressé un diagnostic très alarmant de la situation socio-politique et économique du Gabon.
Pour étayer ses propos, l’orateur, par ailleurs président du parti, Ensemble pour la République a mis en exergue deux facteurs significatifs. Le premier se rapportant à la situation particulière et délicate de la maladie du Président de la République, Ali Bongo Ondimba. Tandis que le second était directement lié à la tentative de coup d’Etat orchestré par quelques jeunes soldats gabonais, le 7 janvier dernier.
Ces deux éléments, a indiqué Dieudonné Minlama Mintogo, ‘’sont venus amplifier un climat politique, économique et social qui n’était déjà pas, si apaisée que ça, et dont la nervure centrale n’est autre que l’approximative liquidation complète de la crise post-électorale du mois d’août 2016’’.
C’est la conjugaison de tous ces éléments conjugués, qui a amené l’orateur à faire le constat d’une situation qui met très à mal l’environnement politique, économique et sociale du Gabon.
Face à tous ces événements, «je voudrai simplement, que les uns et les autres retiennent, que notre pays est plongé dans une grande crise politique, économique et sociale, qui entame sérieusement et met en danger les fondements qui soutiennent notre vivre ensemble. », a indiqué Dieudonné Minlama Mintogo.
Poursuivant son réquisitoire, Dieudonné Minlama Mintogo a également fustigé la ‘’Gestion approximative et conflictuelle de la maladie du chef de l’Etat et de son indisponibilité temporaire actuelle, les atermoiements, les interprétations diverses de la Constitution, le doute installé dans la mémoire des gabonais, la colère, le ras le bol, la violence verbale et maintenant la violence physique constituent autant de clichés’’. Tous autant d’éléments, selon lui, qui traduisent la gravité de la crise que traverse le pays.
Constitution, système électoral, société et économie, tous ces secteurs de la vie du pays sont tous passés au crible du regard inquisiteur de Dieudonné Minlama Mintogo. Et le constat établit par le président du parti, Ensemble pour la République se veut clair et évident.
’’La crise est mure. Nous ne pouvons plus, ni l’ignorer, ni l’esquiver. Nous avons l’obligation, pour ne pas sombrer, de l’affronter’’.
Comme un spécialiste après examens, Dieudonné Minlama Mintogo, a préconisé la tenue d’un nouveau dialogue national, réellement inclusif, comme l’une des pistes à entreprendre pour sortir le pays de cette impasse.
Ce dialogue a-t-il expliqué, devrait à son terme, engendrer la construction d’un consensus politique, économique, social et pour le vivre ensemble.
Mais pour y arriver, la mise en place d’une plateforme citoyenne et républicaine dénommée « Gabon Nouveau Départ » se veut nécessaire, a-t-il précisé. Cette plateforme devrait accueillir tous les Gabonais et toutes les Gabonaises, tous les mouvements de la société civile, les confessions religieuses, tous les partis politiques et toutes les personnalités qui adhèrent à notre démarche.
Compte tenu de l’urgence, Dieudonné Minlama Mintogo, a lancé le signal d’alerte. Car, a-t-il averti, « Dans tous les cas, si nous nous taisons, les armes parleront à notre place et quand les armes parlent, il est difficile de les faire taire !».





























