Les perspectives macroéconomiques de la zone CEMAC pour 2020 et 2021 sont sujettes à des risques assez conséquents du fait de la crise sanitaire provoquée par la pandémie de Covid-19 et de ses répercussions sur les plans économique et social.
Ces répercussions sur le cadre macroéconomique de la CEMAC dépendraient de sa durée, de son ampleur et de sa profondeur dans les pays touchés à travers le monde, des mesures de riposte prises et de la capacité des pays à se mobiliser pour apporter rapidement une réponse pérenne, concertée et coordonnée.
En outre, elles pourraient être atténuées par le renouvellement à temps des programmes des Etats membres avec le FMI, la mise à disposition dans les délais prévus des appuis budgétaires soutenant lesdits programmes, ainsi que la capacité des pays de la sous-région à mobiliser toutes les facilités offertes au plan international pour les aider à pouvoir faire face à la crise.
Les différents risques qui entourent les perspectives de croissance
– La persistance de la crise sanitaire engendrée par la pandémie de Covid-19 ainsi que le déclenchement d’une deuxième vague de contamination chez les principaux partenaires commerciaux de la CEMAC qui pourraient conduire à la restauration des mesures de confinement et un nouvel affaiblissement des cours du pétrole brut ;
– un retard dans la mise en place des nouveaux programmes économiques et financiers avec le FMI dans certains Etats membres, qui pourrait engendrer un relâchement des efforts consentis dans la consolidation budgétaire et entrainer ainsi une détérioration accrue du solde budgétaire et plus de tensions sur la masse salariale et le service de la dette ;
– la persistance des tensions sécuritaires dans le Bassin du Lac Tchad et en RCA ainsi que de la crise socio-politique dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun qui pourrait impacter très négativement la production et la mobilisation des recettes fiscales et douanières, ainsi qu’engendrer une augmentation accrue des dépenses militaires de sécurité avec effet d’éviction sur les dépenses publiques d’investissements ;
– une production en deçà du profil initialement projeté des nouveaux champs pétroliers au Congo, au Gabon et au Tchad et la
– la persistance des tensions commerciales entre les Etats-Unis et certains de ses principaux partenaires commerciaux qui pourrait davantage ralentir le rythme de la demande mondiale, notamment celui des économies émergentes d’Asie





























