La triste réalité a récemment été déclinée par Adalbert Nshimyumuremy, économiste pays en chef du bureau de la Banque africaine de développement (BAD) au Gabon.
C’était à la faveur d’une réunion d’information et de Communication en prélude de la table ronde sur le financement des projets d’infrastructures en Afrique centrale, prévue le 19 mars prochain à Brazzaville (République du Congo).
Soutien à la transformation structurelle dans les pays d’Afrique
Dans son discours, dans un premier temps, Adalbert Nshimyumuremy réitère les enjeux ainsi que le bien-fondé de la mise en place de la Zone de libre-échanges continental africain, sur le commerce intra-africain et la trame des discussions qui vont avec. Il met également en relief l’importance et l’urgence d’accélérer l’intégration régionale en vue de soutenir la transformation structurelle dans les pays d’Afrique.
L’Afrique centrale présente le plus faible réseau d’infrastructures du continent
En seconde heure, l’économiste en chef du bureau de Libreville, le tableau de l’Afrique centrale offre plutôt une copie pâle des questions d’intégration et ses activités connexes dans cette partie du continent. ‘’Non seulement cet espace géographique présente le plus faible réseau d’infrastructures du continent, mais c’est aussi, l’Afrique centrale qui a le plus faible taux d’échanges commerciaux intracommunautaires, avec moins de 3%, contre en moyenne 10% pour les autres communautés économiques régionales. Traduction, l’intégration régionale peine à devenir le moteur de croissance et de développement des économies de la zone’’. indique-t-il.
Une forte connexion en perspective entre les deux pays
Occasion donc pour lui, de saluer l’initiative conjointe des gouvernements de la République démocratique du Congo (RDC) et de la République du Congo (RC), dans leur décision de mise en œuvre d’un projet impliquant la construction d’un pont sur le fleuve Congo. Un projet qui vise à relier les capitales des deux pays, et d’un chemin de fer pour connecter les villes de Kinshasa et llebo en RDC.
Pour la construction de ces infrastructures, au nom des deux gouvernements, la CEEAC a soumis à la BAD, une demande pour le financement de l’étude sur le pont routier-ferroviaire entre Kinshasa et Brazzaville et l’étude de faisabilité du chemin de fer Kinshasa-llebo.
Adalbert Nshimyumuremy indique d’ailleurs la vision de la BAD à cet effet. Selon lui, ‘’il est grand temps d’agir pour accélérer l’intégration en Afrique centrale, et soutenir les efforts de diversification économique, d’intégration régionale et de transformation structurelle entrepris par les pays’’.
Accélération des échanges entre les deux pays
En effet, note-t-il, ‘’la mise en œuvre du projet de pont routier-ferroviaire entre Kinshasa et Brazzaville et I’extension du chemin de fer Kinshasa-llebo devraient accélérer les échanges entre les deux pays’’. En outre, poursuit-t-il, ‘’ce projet permettra également d’assurer la continuité du système de transport le long du Corridor Tripoli-Windhoek, adopté dans le cadre du Plan d’action à court terme du NEPAD, dont la section Afrique centrale, comprenant la liaison Cameroun-Tchad-Congo-RDC, vise à relier Yaoundé, Libreville, Brazzaville et Kinshasa’’.
Le pont routier-ferroviaire entre Kinshasa et Brazzaville permettra également la continuité du rail le transport de Matadi et Pointe Noire jusqu’à la frontière orientale de la RDC, et au-delà, vers les parties orientale et australe de l’Afrique (Zambie, Tanzanie, RAS, Ouganda, Rwanda, etc).
Renforcement du processus de développement régional intégration économique et commerce
A terme, le projet de pont routier-ferroviaire entre Kinshasa et Brazzaville et l’extension du chemin de fer entre Kinshasa et llebo renforceront le processus de développement régional intégration économique et commerce au sein de la CEEAC. Cela, dans le cadre du plan directeur du transport consensuel adopté par les pays membres, tout en facilitant I‘interconnexion des routes et des chemins de fer réseaux en Afrique centrale, orientale et australe.






























