Il ne se fait aucun doute, la présente pandémie du Coronavirus va fortement impacter les économies africaines.
D’après le ministère de l’Europe et des affaires étrangères, 20 millions d’emplois seraient menacés par la crise du Covid-19 en Afrique. Les prévisions de croissance économique ont évidemment volé en éclats. On serait passé d’un taux annuel estimé de 3,5 % avant la crise à 1,8 % selon les Nations Unies et même 1,1 %, d’après l’Union africaine.
Avec, en plus, des situations graves pour certains États : récession pour l’Afrique du Sud, division par deux au Kenya, écroulement de l’activité pour les nations dépendantes du pétrole (Nigeria, Angola…). Le prix du baril a dévissé, passant de 70 dollars à 25 la semaine dernière, mettant le feu aux budgets nationaux des pays producteurs.
Au Nigeria, la monnaie nationale, le naira, s’est effondrée, entraînant une crise de la balance des paiements. Le tourisme est aussi impacté par la crise sanitaire. Les transferts d’argent de la diaspora diminuent. A l’inverse, les primes de risques augmentent, ce qui rend indispensable une coordination des banques régionales et un recours aux institutions internationales (G7, G20, FMI).
Dans son combat pour l’Afrique, Paris dispose encore d’un atout dans sa manche : le Sommet Afrique-France. Certes, cet événement à vocation économique est annulé et reporté, d’après les organisateurs, à 2021.
Mais le thème choisi, la ville durable, reste plus que jamais d’actualité. Déjà certains en coulisses s’agitent pour maintenir ce thème ayant trait au bien-être des populations. La France y démontrant aussi de grands savoir-faire, il devrait faire consensus.






























