L’aménagement du réseau routier gabonais est l’un des principaux chevaux de bataille des autorités gabonaises, afin de permettre aux gabonais de se mouvoir aisément à travers tout le territoire national. C’est d’ailleurs de bonne guerre. Car, sur les 10 384 km (hors voiries urbaines), dont dispose le pays, moins de 20% est en bon état. Et sur ce total, environ 1800 km sont bitumés, tandis que 467 km sont des routes non classées.
Face à cette réalité effarante, le Gabon a prévu dans son selon le Plan national de développement pour la transition (PNDT), de consacrer 1333 milliards FCFA (2,13 milliards $) aux projets d’infrastructures routières, destiné à conduire les actions prioritaires du gouvernement de la Transition sur la période indiquée entre 2024 et 2026. C’est donc dans ce cadre, que le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a présidé le 28 juin dernier, la signature d’une convention majeure entre l’État gabonais et l’entreprise Porteo BTP pour l’aménagement et le bitumage du tronçon routier Alembe–Mikouyi long de 300 km.
D’un coût global de 140 milliards de FCFA, financé en grande partie par BGFIBank, ce projet structurant vise à désenclaver plusieurs régions, améliorer la mobilité nationale et renforcer la complémentarité entre les réseaux routier, ferroviaire et aérien.
Côté technique, il s’agit du plus long linéaire jamais confié à une seule entreprise au Gabon, selon le ministre des Travaux publics, Edgard Moukoumbi. En outre, les travaux, lancés simultanément aux deux extrémités du tracé, mobiliseront d’importants moyens face à des défis techniques, notamment la traversée de la réserve de la Lopé. Ce chantier illustre la volonté du chef de l’État de traduire les ambitions nationales en actions concrètes au service du développement durable.
Pour la bonne gouverne, l’axe Alembé-Mikouyi fait la jonction entre les provinces du Moyen Ogooué, l’Ogooué Ivindo, l’Ogooué Lolo et le Haut-Ogooué. Seulement, la circulation sur ce tronçon constitue un véritable calvaire pour les usagers surtout en période de crues. Tellement de bourbiers et les ponts en bois effondrés y sont legion, assimilant le parcours de cette route à une terrible épreuve de nerfs.



















