Le feuilleton politique gabonais s’enrichit au quotidien, de nouveaux épisodes au fur et à mesure que l’on s’approche de la date butoir du 26 août 2023. L’un de ses derniers scoops est évidement, le choix de la formation politique de Guy Nzouba-Ndama, ‘’Les Démocrates’’, de soutenir la candidature de Paulette Missambo, leader de l’Union nationale.
Selon certains, « Il s’agit d’un choix qui n’est pas dénué d’arrière-pensées de la part du président des Démocrates et qui fait voler en éclat les dernières possibilités d’une candidature « consensuelle » au sein de la plateforme d’opposition Alternance 2023 ».
Un coup dur pour Alexandre Barro Chambrier
Pour d’autres fins limiers politiques, c’est le fruit d’un savant calcul de la part du chef des Démocrates qui donne un revers à Alexandre Barro Chambrier. Alors que ce dernier pensait pouvoir tenir un accord qui ferait de lui « le » candidat non pas unique, ni même commun de l’opposition, mais « consensuel » au sein d’Alternance 2023.
Des relents ethniques
Sous un autre prisme, certains estiment que le rapprochement Guy Nzouba-Ndama -Paulette Missambo reposerait sur des bases purement ethniques. Tous les deux étant d’ethnie Nzebi. « C’est un paramètre qui a incontestablement pesé dans le choix. Entre gens d’une même ethnie, la solidarité est naturelle », aurait reconnu un lieutenant de M. Nzouba-Ndama.
La revanche de Guy Nzouba-Ndama
Sur l’alliance Guy Nzouba-Ndama -Paulette Missambo d’autres y voient un air de revanche. En effet, expliquent-ils, « Le président des Démocrates n’a toujours pas digéré l’attitude d’Alexandre Barro Chambrier après son arrestation le 17 septembre dernier à la frontière entre le Gabon et le Congo-Brazzaville où il s’est fait prendre avec 1,18 milliards de francs CFA en cash dans ses valises. Une infraction qui l’a mis hors-jeu pour cette présidentielle. Le président du RPM s’était alors montré mutique, y voyant sans doute une aubaine de voir écarter de la course à la Présidence un de ses principaux rivaux. La vengeance est un plat qui se mange froid. Onze mois plus tard, Guy tient sa vengeance », aurait triompher l’un de ses lieutenants.
Un arithmétique politique savamment chiffré
Le choix de Nzouba-Ndama en faveur de Paulette Missambo semble aussi mettre en exergue, un autre important paramètre. Il s’agit de celui portant sur le choix de ses alliés. Pour les défenseurs de cette option, Nzouba-Ndama a porté son choix sur le maillon faible. « En politicien rusé, l’ancien président de l’Assemblée nationale sait que Paulette Missambo n’est pas ce que l’on peut appeler une « femme d’avenir ». Déjà âgée, effacée, ses chances de faire un résultat lors de cette présidentielle sont plutôt minces. En tout cas, beaucoup moins grandes que celles d’Alexandre Barro Chambrier, auteur d’une meilleure campagne. Or, il sera plus aisé pour M. Nzouba-Ndama de reprendre sa place au sein de l’opposition gabonaise après le scrutin si le candidat de l’opposition fait un score modeste… », soutiennent-ils.
Au regard de qui précède, il demeure une évidence. Le soutien de Guy Nzouba-Ndama à Paulette Missambo vient tout simplement glacer les espoirs d’une éventuelle candidature de l’opposition, déjà très mal en point. Cela, après le départ de Maganga Moussavou qui a choisi de faire cavalier seul.



















