Le nouveau ministre des Mines et des Ressources géologiques, Sosthène Nguema Nguema imprime ses marques. Il entend impulser une approche pragmatique au secteur minier gabonais, en mettant l’accent sur l’attraction des investisseurs. L’édition 2026 du salon minier Indaba (Investing in African Mining Indaba) qui se tiendra du 9 au 12 février 2026 au Cap, en Afrique du Sud constitue une réelle opportunité pour lui d’implémenter cette vision.
A l’occasion de cette rencontre qui s’impose désormais comme le plus grand événement mondial dédié à l’investissement minier en Afrique, le Gabon entend pleinement tirer son épingle du jeu. Car, cette grand-messe réunira, comme cela est de coutume, des milliers de décideurs, investisseurs et représentants gouvernementaux pour façonner l’avenir de l’industrie minière africaine.
Promotion de la destination Gabon
Lors de ce salon minier Indaba, occasion sera donc donnée à ce membre du gouvernement de pouvoir vendre la destination Gabon. Etant entendu qu’il s’est lancé dans un programme agressif de promotion des investissements visant à faire du secteur minier un moteur majeur de l’avenir économique de son pays. Ce, d’autant qu’il lui revient, sous l’impulsion du chef de l’Etat, Brice Clotaire Oligui Nguema de développer et de gérer ce secteur de plus en plus stratégique et de faire évoluer le pays, historiquement dépendant du pétrole, vers une économie plus diversifiée.
« Le Gabon n’est plus seulement une destination d’extraction ; nous devenons un pôle de création de valeur industrielle », a déclaré le ministre Sosthène Nguema Nguema. Avant d’ajouter, « Notre feuille de route 2026 repose sur la transparence, la rapidité de la réglementation et un engagement ferme en faveur de la transformation locale et d’une forte création de valeur pour les investisseurs et les communautés locales. Nous sommes ouverts aux affaires et prêts à collaborer avec ceux qui partagent notre vision d’une industrialisation durable. »
Un secteur en pleine transformation
Actuellement, le secteur minier contribue à hauteur d’environ 6 % au PIB du Gabon, principalement grâce à sa position de deuxième producteur mondial de manganèse de haute qualité. Toutefois, le Plan National de Croissance et de Développement (PNCD) 2026-2030 du gouvernement vise à porter cette contribution à 25 % d’ici 2030.
Pour ce faire, le ministère se concentre sur trois priorités : la valorisation du manganèse avec une progression vers l’interdiction d’exporter du minerai brut en 2029 en encourageant la production nationale de silicomanganèse ; la capacité de production de minerai de fer avec l’accélération des projets de classe mondiale de Belinga et Baniaka, soutenue par une modernisation massive du chemin de fer Transgabonais. La dernière priorité étant la formalisation de l’or. Laquelle consiste à prioriser l’exploration et formaliser les secteurs artisanaux à Koumba, Eteke et Minkébé afin d’assurer la traçabilité internationale et les normes de raffinage.
Une approche pragmatique mettant l’accent sur l’attraction des investisseurs
Au regard des enjeux, afin de tenir son pari, le ministre Sosthène Nguema Nguema devrait adopter une approche pragmatique en mettant l’accent sur l’attraction des investisseurs. Le ministère devrait par exemple réduire les délais d’obtention des permis d’exploration et d’exploitation minière. Plusieurs décrets ministériels sont également attendus dans les prochaines semaines afin de clarifier et faciliter l’application du Code minier de 2019.
Faut-il le rappeler, à l’occasion de ce salon minier d’Indaba, Sosthène Nguema Nguema s’adressera aux investisseurs lors de différents forums. A cet effet, le ministère des Mines et des Ressources géologiques lance déjà une invite aux investisseurs internationaux, aux sociétés d’exploration ainsi qu’aux partenaires d’infrastructures à prendre contact avec la délégation ministérielle afin de discuter des opportunités potentielles au Gabon.
Avec Pan African Visions.



















