La demande en électricité au Gabon connaît une croissance de l’ordre de 4,5 et 5% par an. Elle est portée par une population qui continue à se développer avec un taux de croissance démographique en constante évolution, et un indice synthétique de fécondité de 4,2 enfants par femme.
Dans cette optique et en application de sa stratégie d’atténuation des effets du changement climatique, l’Etat affiche sa volonté de rééquilibrer le mix énergétique en faveur des énergies renouvelables. L’objectif étant de valoriser pleinement le potentiel hydroélectrique du pays.
L’Etat projette ainsi de rehausser à hauteur de 80 %, la part de l’hydroélectricité dans le mix énergétique afin de satisfaire la demande à un coût compétitif, dans un contexte d’absence d’alternatives réelles de type solaire et éolienne eu égard aux spécificités du climat local.
Le projet hydroélectrique de Ngoulmendjim une solution au problème
C’est dans cette stratégie que s’inscrit le projet hydroélectrique de Ngoulmendjim. Il consiste à construire et exploiter une centrale hydroélectrique de 83 MW sur le fleuve Komo à environ 125 km à l’Est de Libreville dans le département du Komo de la province de l’Estuaire. Le projet hydroélectrique de Ngoulmendjim procède de l’objectif de porter la capacité de production actuelle d’énergie de 660 MW à 1 200 MW en 2025
Avec un fonctionnement en régulation saisonnière, il permettra de contribuer à satisfaire la demande existante tout en poursuivant le développement de l’électrification de la province de l’Estuaire. Le projet constitue également une alternative de production d’énergie renouvelable par rapport à un équipement thermique (par exemple au fuel) sur le secteur ou réseau interconnecté de Libreville.
En résumé, le projet de Ngoulmendjim permettra d’augmenter la capacité de production du Gabon en base dans la région de la capitale Libreville ; de développer le réseau électrique de la province de l’Estuaire ; de maitriser le prix du kWh et favoriser le développement économique.
Dans la lignée des Objectifs de développement durable
D’un point de vue environnemental, Ngoulmendjim s’inscrit dans la lignée des Objectifs de développement durable, des objectifs du Plan stratégique Gabon émergent (PSGE), et de la transition énergétique de l’Etat du Gabon, notamment la transition énergétique du Gabon vers une filière renouvelable et ainsi contribuer à respecter les engagements volontaires pris lors de la COP21 par le Gabon avec un objectif de réduction des émissions de GES de 50 % en 2025 par rapport aux émissions de 2010.
Le projet d’aménagement hydroélectrique de Ngoulmendjim est évalué à 400 millions d’euros, soit 262 milliards de FCFA, dont 65,5 milliards de FCFA (25 %) de fonds propres et 196,5 milliards de FCFA (75 %) qui seront apportés par les bailleurs de fonds, parmi lesquels la Banque africaine de développement (BAD) et la Société financière internationale (SFI).
Il est développé par un consortium composé du Fond gabonais d’investissements stratégiques (FGIS), le Groupe ERANOVE, acteur majeur de la gestion des services publics et de la production d’électricité en Afrique de l’Ouest. Le Consortium a organisé la création d’une société de projet appelée ASOKH ENERGIE, qui sera responsable de la conception, du financement, de la construction et de l’exploitation et entretien maintenance de la centrale hydroélectrique de Ngoulmendjim.



















