Croissance, inflation, déficit budgétaire, perspectives économiques…, le Fonds monétaire international (FMI) vient de passer l’économie camerounaise au scanner. Dans son rapport, l’institution de Bretton Woods renseigne que l’économie camerounaise a observé une progression de 3,5 % en 2024, contre 3,2 % en 2023. L’inflation reste en baisse avec une inflation moyenne sur douze mois de 4,5 % en 2024, contre 7,5 % en 2023.
Le résultat budgétaire 2024 a été plus faible que prévu, avec un déficit primaire hors pétrole de 2,4 % du PIB, dépassant l’objectif de 2 % du PIB. Un dépassement des dépenses courantes a entraîné une accumulation de nouveaux arriérés de paiement et réduit la marge de manœuvre pour les investissements favorables à la croissance.
Les autorités réviseront le budget 2025 afin de prendre en compte le résultat de 2024 et annonceront des mesures de soutien pour remédier à la source du dérapage budgétaire et assurer une réduction nette des arriérés de paiement en 2025.
Les perspectives économiques restent favorables, sous réserve d’une discipline budgétaire rigoureuse au cours de la prochaine période électorale et de la poursuite de la mise en œuvre des réformes. Néanmoins, les risques de baisse se sont accrus, notamment en raison de l’incertitude économique mondiale accrue.
Les prévisions de croissance pour 2025 ont été légèrement revues à la baisse, à 3,8 %, dans un contexte de fléchissement de la demande mondiale et de durcissement des conditions de financement. Grâce à la mise en œuvre de mesures correctives, les autorités prévoient de reprendre l’assainissement budgétaire et de viser un déficit primaire hors pétrole de 1,4 % en 2025.
À moyen terme, la croissance économique devrait atteindre 4,5 % et l’inflation ralentir progressivement pour se rapprocher du critère de convergence régional de 3 %.
Les autorités ont progressé dans le cadre d’un vaste programme de réformes structurelles. Au cours de leur programme soutenu par le FMI, une quarantaine de repères structurels auront été mis en œuvre, conformément aux objectifs de la stratégie nationale de développement (SND30).
À l’avenir, il sera important de poursuivre la restructuration de la SONARA, de poursuivre les efforts visant à achever les principaux projets d’infrastructures et de renforcer le secteur financier en remédiant aux faiblesses persistantes et en mettant pleinement en œuvre la stratégie nationale d’inclusion financière et la stratégie de développement du secteur financier.
Grâce au Cadre de réforme climatique (CRC), le Cameroun a réalisé des progrès substantiels dans son cadre de politique climatique et a renforcé sa préparation à l’adaptation et à l’atténuation des changements climatiques. Les autorités ont mis en œuvre la plupart des quatre mesures de réforme restantes : l’établissement de lignes directrices climatiques pour l’évaluation des projets d’investissement, l’adoption d’un plan national climat et l’élaboration d’une stratégie nationale de financement des risques de catastrophe.



















