Les tendances du Cadre budgétaire à moyen terme 2022-2024, présenté par Anatole Collinet Makosso portent sur trois principaux axes : augmentation des recettes budgétaires, augmentation contenue des dépenses budgétaires et augmentation des dépenses sociales.
S’agissant de l’augmentation des recettes budgétaires, l’objectif est d’atteindre un rythme annuel moyen de 5,8%. Par nature économique, les recettes fiscales augmenteraient de 6,7% ; les dons, les legs et les fonds de concours se hisseraient à 6,5% ; tandis que les cotisations sociales croitraient à 0 ,5%. Quant aux autres recettes, elles connaitraient une baisse de 4.5% en moyenne.
Pour le deuxième axe relatif à une augmentation contenue des dépenses budgétaires, la tendance du rythme annuel retenue est de 5,1%. Parmi les charges du budget général, on notera une baisse des charges financières de la dette en rythme annuel moyen de 20,5 ; une hausse des dépenses de personnels de 0,5% ; une hausse des dépenses des biens et services de 6,5% ; et une hausse des dépenses d’investissement de 41,4% ;
Quant au troisième axe, il est également relatif à une augmentation, particulièrement, des dépenses sociales, avec un taux de 20, 3% en moyenne. Ces dépenses de fonctionnement porteront, en priorité, sur la Santé ; sur la protection sociale ; sur l’éducation de base ; sur la promotion de la femme ; sur l’électricité, l’eau et l’assainissement urbain ; sur l’agriculture, la pêche et l’élevage ; et sur les autres infrastructures. Tandis que les autres dépenses de fonctionnement de l’Etat progresseraient de 1,6% en moyenne annuelle.
Au final, globalement, les dépenses budgétaires de l’Etat sur les trois exercices à venir (2022-2024), prévoient une augmentation des dépenses liées aux secteurs sociaux et aux investissements, ainsi qu’une stabilisation des dépenses des autres secteurs.
Pour atteindre ces objectifs, a indiqué le PM, le gouvernement poursuivra l’assainissement des finances publiques, en s’appuyant sur deux piliers. Premièrement, une meilleure mobilisation et une meilleure sécurisation des ressources internes. Deuxièmement, l’amélioration de la qualité de la dépense publique ».
Anatole Collinet Makosso a, par la même occasion, rassuré les parlementaires qu’un suivi rigoureux des soldes budgétaires sera effectué, notamment le solde primaire de base hors pétrole qui, aujourd’hui, est déficitaire, et représenterait 11,6% en moyenne du produit intérieur brut (PIB).
De son avis, il s’agira, pour son gouvernement, de veiller sur sa capacité à améliorer les performances du secteur hors pétrole, telles que préconisées dans le nouveau Plan national de développement (PND) de 5 ans, en cours d’élaboration (2022-2026).
Il a, de ce fait ajouté que le solde budgétaire global excédentaire, y compris les dons, représenterait en moyenne 2,9% du Produit intérieur brut, tandis que la dette publique représenterait en moyenne un taux de 51,7% du PIB et se situerait en dessous de la norme communautaire CEMAC (fixée à 70% du PIB).
Pour atteindre ce niveau, il a annoncé que son pays a relancé les négociations avec les partenaires bilatéraux et les créanciers commerciaux, afin de bénéficier de nouvelles conditions favorables et de poursuivre l’objectif de rendre la dette congolaise soutenable et viable.
En définitive, Anatole Collinet Makosso a indiqué que la couverture du déficit global de financement du budget de l’Etat sera assurée aussi bien par les ressources émanant d’une amélioration attendue de la conjoncture économique ; que par la restructuration de la dette publique ainsi que par l’apport des Partenaires techniques et financiers.



















