Selon les prévisions, la croissance en zone CEMAC devrait reprendre (+2,7 % dès 2021). Les observateurs s’appuient sur la reprise des prix pétroliers depuis la fin de l’année 2020. Lesquels prix ont atteint 66 USD par baril début mars. Pour autant, les prévisions des lois de finances restent relativement prudentes.
La reprise des recettes internes, à 8 800 Mds FCFA (+15,0 %) serait majoritairement portée par les recettes non pétrolières, alors que les recettes pétrolières ne sont prévues qu’à 2 800 Mds FCFA, à peine plus que les niveaux de LFR 2020 (2 600 Mds FCFA) : les prévisions sous-jacentes des prix du baril se situent selon les pays autour de 40 USD les niveaux de prix sur les marchés internationaux lors de la préparation des lois de finances.
Les lois de finances affichent un gap de financement en 2021, qui nécessitera de nouveaux soutiens
La décision de prolongation de l’Initiative de suspension de la dette, décidée en octobre 2020 permettra de limiter le service de la dette sur la première partie de l’année – intégré dans la majorité des lois de finances pour les pays qui en ont fait la demande, l’éventuelle prolongation de ce dispositif, qui n’a pas encore été acté, devant être évaluée aux assemblées de printemps du fonds. Par ailleurs, les programmes triennaux 2017-2020 ayant expiré au Cameroun, au Gabon et au Tchad, des négociations pour la conclusion de nouveaux programmes sont actuellement en cours.
Si le Tchad a récemment obtenu un accord des services (« Staff level agreement »), préalable au passage au conseil d’administration, les échanges au Cameroun et au Gabon en sont à un stade plus préliminaire, mais devraient déboucher prochainement sur une mission d’instruction. Les discussions avec le Congo, qui nécessitent un rééchelonnement essentiel de sa dette extérieure avec les traders pétroliers, et la Guinée équatoriale, sont en revanche moins avancées. 8%, à 1 542 Mds FCFA au total. Avec la hausse des recettes fiscales attendues et une moindre augmentation des dépenses, le déficit budgétaire se réduirait néanmoins à 662 Mds FCFA, soit 2,8 % du PIB.



















