A la lecture du bulletin trimestriel du marché des titres publics de la CEMAC pour le compte du premier trimestre 2021, il apparait clairement que l’activité du marché des valeurs du Trésor au cours de cette période sous-revue, a connu une croissance.
Cela, malgré un contexte international et régional toujours marqué par la crise sanitaire de la Covid-19, et perturbé par la chute des cours du pétrole brut, principal produit d’exportation de la sous-région, qui ont négativement impacté la situation macroéconomique des pays membres.
Ainsi, sur le marché des valeurs du Trésor de la CEMAC, la demande des ressources est ressortie globalement en baisse. Au premier trimestre 2021, les émissions des valeurs du Trésor sont revenues à 899,25 milliards FCFA, en baisse de 5,4 % par rapport au montant de 950,18 milliards de FCFA enregistré au quatrième trimestre 2020.
Au cours de ce trimestre, la répartition des opérations de levée des ressources entre différents types d’instruments est favorable aux titres de court terme (BTA), soit 59,38 % contre 40,62 % pour les titres longs (OTA).Les taux moyens de couverture des émissions se sont orientés à la hausse au cours de la période sous revue.
L’encours des valeurs du Trésor au 31 mars 2021 s’est établi à 3.588,8 milliards FCFA, en hausse de 11,27 % par rapport à la situation au 31 décembre 2020 et de 66,03 %, un an auparavant (2.161,5 milliards de FCFA à fin mars 2020).
Depuis janvier 2020, on note une recomposition de la structure du portefeuille de la dette des États émise sur le marché des valeurs du Trésor, désormais constitué majoritairement des Obligations du Trésor Assimilables (OTA) représentant 68,16 % du portefeuille global des titres.
En effet, l’encours des OTA a plus que doublé en un an, passant de 1.096,5 milliards de FCFA à fin mars 2020 à 2.446,3 milliards de FCFA au 31 mars 2021. La modification de la structure des instruments financiers circulant sur le marché est la conséquence d’un recours de plus en plus croissant des Trésors publics aux ressources longues, traduisant une consolidation progressive de la confiance des investisseurs aux signatures souveraines de la CEMAC.
Sur le marché secondaire, le nombre et le volume des opérations d’achats/ventes de titres et de pension-livrée sont en baisse.
Malgré la conjoncture difficile liée au contexte sanitaire de la Covid-19, le marché des valeurs du Trésor a poursuivi sa croissance au premier trimestre 2021 et permis aux États de lever davantage de ressources pour couvrir les besoins de financement intérieur.
Grâce à ce marché, les États de la CEMAC ont pu lever des sommes substantielles en 2020, plus de 1.000 milliards de FCFA, ayant permis de financer de nombreux chantiers d’infrastructures et de faire face aux dépenses imprévues induites par les multiples conséquences de la crise sanitaire de la Covid-19.



















