Selon le scénario de référence, le secteur pétrolier devrait observer une amélioration de la production de 13,1%, pour s’établir à 11,5 Mt en 2022. Dans le même temps, les exportations de manganèse connaitraient une progression de 6,6% à 9,8 millions de tonnes.
Parallèlement le cours du baril de pétrole gabonais reculerait à 50 USD et celui de la tonne de manganèse connaitrait une légère hausse à 1,5% en 2022 à 152,4 USD. Quant au taux de change du dollar américain, par rapport au FCFA, il reculerait de 3,4% à 530,1 FCFA.
Au regard de ces hypothèses décrites et des tendances issues des enquêtes économiques, le taux de croissance du PIB s’établirait à 3,9% en 2022. Cette croissance résulterait de l’amélioration concomitante du secteur hors pétrole (+2,9%) et du secteur pétrolier (+13,1%).
Il convient également de relever qu’en 2022, la croissance anticipée du PIB serait corrélée à l’allègement des restrictions liées au contexte sanitaire. Cette progression découlerait d’une nette amélioration de l’ensemble des secteurs d’activité.
Avec un secteur primaire en hausse de 8,9%, un secteur secondaire à 3,8% et un secteur tertiaire en hausse de 3,1%. Fort de la hausse de la demande mondiale des matières premières, le secteur primaire serait le moteur de la croissance économique en 2022.
En outre, dans ce secteur, la croissance serait soutenue par toutes les branches mais principalement par l’agriculture (+5,9%), le Pétrole (+13,1%) et les Mines (+5,8%). Le raffermissement des activités du secteur secondaire, proviendrait des résultats enregistrés dans l’ensemble des branches. Les plus dynamiques étant le BTP (+9,2%), les autres industries (+5,9%), l’industrie agroalimentaire (+2,0%) et l’industrie du bois (+4,9%).
Bénéficiant de la bonne tenue des secteurs primaire et secondaire, le secteur tertiaire serait marqué par une consolidation de ses activités, tirée notamment par les branches transports et télécommunications (+3,8%), services (+2,5%) et commerce (+2,0%).
Du point de vue de la demande, l’activité serait soutenue par une hausse couplée de la demande intérieure (+12,6%) et extérieure (+8,8%). La hausse de la demande intérieure résulterait principalement des efforts d’investissement (+23,5%), sous l’effet du dynamisme des investissements privés du secteur pétrolier (+38,2%) et hors pétrole (+4,1%) et de l’accélération de la mise en œuvre de la stratégie de relance.
Le dynamisme de la demande extérieure (+8,8%) serait tributaire de la vigueur de la demande internationale de nos principaux produits d’exportation, dont le pétrole (+10,7%), les produits de rente (+11,5%), les mines (+5,0%) et le bois transformé (+4,6%).



















