Le Gabon fait face à de nombreux déficits infrastructurels majeurs. Cette évidence est réitérée dans le cinquième chapitre de son Plan national de croissance et de développement 2026-2030 (PNCD) initié par les nouvelles autorités de Libreville. L’objectif visé est de poser les fondations en vue de consolider les prérequis relatifs à son développement. Il s’agit aussi et surtout, de matérialiser les actes concrets le projet de société du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Ainsi, tirant les leçons de l’évaluation rigoureuse des précédents plans de développement, l’analyse des performances économiques de la décennie 2015-2024 met en évidence un paradoxe structurel : malgré une résilience macroéconomique avérée et des progrès notables en matière de diversification, la croissance économique du Gabon est restée très faible, à 2,0 % en moyenne.
Ce paradoxe apparent s’explique sans doute par le fait que le Gabon demeure confronté à des déficits infrastructurels majeurs qui inhibent son potentiel de croissance et compromettent son développement. Ces faiblesses récurrentes traduisent la nécessité de refonder les bases physiques et institutionnelles du développement national.
Pour remédier à ces manquements, le pays est engagé dans un processus de construction et de consolidation des fondations de l’économie et de la société, prérequis ‘obligatoires’ au développement. 258. En effet, sans une consolidation préalable de ces fondations vitales – énergie, eau, infrastructures, sécurité –, toute ambition d’accélération économique ou de progrès social durable resterait vaine.
Ces secteurs constituent les facteurs clés de compétitivité, d’attractivité du territoire et d’amélioration du cadre de vie des populations. Les programmes de consolidation des prérequis au développement forment donc le socle fondationnel sur lequel reposera l’édifice nouveau que la nation gabonaise veut bâtir avec le chef de l’État au cours du septennat en cours, à travers le Plan national de croissance et de développement (PNCD 2026-2030).
Afin de répondre aux défis que pose la construction de ces fondations et traduire les ambitions du projet de société du président de la République, trois grands domaines d’intervention – ‘‘nœuds de développement’’ – ont été identifiés. Il s’agit en l’occurrence de : la souveraineté énergétique et hydrique ; des infrastructures physiques et numériques ; et la sécurité et stabilité nationale. Chaque fondation est ramifiée en programmes d’action, répondant chacun à un objectif spécifique fixé dans le cadre stratégique du PNCD décrit plus haut. Le tableau ci-dessous résume les principaux programmes du socle fondationnel du PNCD.
Pour la bonne gouverne, la formulation du PNCD 2026-2030 doit intègre les défis actuels et futurs au niveau national, régional et international. À cet effet, il traduit une démarche participative privilégiée, afin d’assurer la contribution active de l’ensemble des parties prenantes. Des consultations sectorielles, ainsi que des échanges avec les jeunes et les collectivités locales, ont également permis de recueillir des avis et analyses sur la situation des différents secteurs, mettant en lumière leurs forces, faiblesses, opportunités et menaces, ainsi que les principales orientations en matière de développement.

















