Le processus du retour du Gabon à l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) se précise davantage. Lors des entretiens, il y a quelques jours, avec les services du Fonds monétaire international (FMI), dans le cadre des négociations d’un nouveau programme, la date de la réintégration du pays à cette instance avait été clairement déclinée par les autorités.
Cet engagement se présente comme l’un des gages en matière de bonne gouvernance présenté par le gouvernement à ses interlocuteurs du FMI. Il s’inscrit évidement en droite ligne, avec leurs exigences dans le cadre de son futur programme à parapher avec l’Etat gabonais.
En effet, pour ce nouveau deal, l’institution de Bretton Woods recommande d’accroître la transparence dans la gestion des entreprises publiques et dans le secteur pétrolier, d’améliorer la gouvernance et d’entreprendre des réformes structurelles, facteurs essentiels pour jeter les bases d’une croissance forte, durable et inclusive.
Sur le terrain des actes, les mécanismes mis en place par le gouvernement pour son retour à l’ITIE sont progressivement en phase d’implémentation. L’équipe chargée d’assurer le processus, est en place depuis le 11 décembre 2020.
Mesurant l’ampleur de sa besogne, Léontine-Tania Oyouomi-Loumbou, la présidente du Groupement d’intérêt de l’ITIE Gabon, avait ainsi décliné la feuille de route devant conduire à cette réintégration. « Il nous revient désormais, assistés par la société civile, les administrations sœurs et les entreprises actives dans le secteur de l’extraction, de satisfaire pleinement aux exigences et critères fixés par l’ITIE tant sur les données de production inhérentes à notre secteur d’activités que sur la gestion des ressources naturelles afin de donner toutes les assurances devant concourir à une proche préadhésion », avait-elle déclaré tout en évaluant l’étendue de la tâche qui attend son équipe.
Raison pour laquelle, avait-elle ajoutée, « Aucun effort ne sera donc ménagé pour afficher une totale transparence dans la communication des revenus découlant de l’octroi de permis pétroliers, concessions minières ou aurifères et de leur gestion afin de rassurer l’opinion publique et nos partenaires internationaux sur le fonctionnement de nos activités et de mieux en cerner les incidences sur notre économie ».
Tout récemment, un appel à candidatures pour le recrutement d’un secrétaire technique permanent a été lancé. Sa mission consistera de veiller à l’application des résolutions du groupe multipartite et d’en suivre la mise en œuvre ; préparer les projets de budget de l’ITIE Gabon, participer à la préparation des rapports sur les revenus des industries extractives, en collaboration avec les autres administrations et organismes concernés. A côté de cela, il sera également appelé à animer et à coordonner les travaux du secrétariat technique permanent, organe exécutif de l’ITIE Gabon.
Pour rappel, le Gabon avait adhéré pour la première fois à l’ITIE, le 14 mai 2004, avant d’être suspendu en 2013.



















