Le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine (UA), l’Ambassadeur Smaïl Chergui; le président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), Gilberto Da Piedade Veríssimo; le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix; et le Haut Représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell se sont entretenus par vidéoconférence avec le président de la République centrafricaine, Faustin Archange Touadéra, le 2 mars 2021.
Les échanges ont porté essentiellement sur la situation politique et le processus de paix en République centrafricaine. Cette vidéoconférence s’inscrit dans les initiatives conjointes entre l’Union africaine, la CEEAC, l’Union européenne et les Nations Unies et en soutien à la République centrafricaine. A l’entame des échanges, le président Touadéra a reçu des félicitations de ces interlocuteurs pour sa réélection. Avant d’inviter les acteurs nationaux à accepter les résultats des élections, tels que proclamés par la Cour constitutionnelle.
L’invite aux différentes parties à travailler ensemble, pour la création de conditions propices à la finalisation du processus électoral
Dans ce droit fil, ils ont appelé les différentes parties à travailler ensemble, pour la création de conditions propices à la finalisation du processus électoral dans les délais légaux et de manière libre, transparente, crédible et inclusive. Cela, afin d’ancrer la RCA dans le processus de démocratisation. La volonté exprimée par le président Touadéra, lors de son discours à la nation du 18 janvier dernier, d’unir tous les Centrafricains sans distinction, ainsi que sa main tendue à l’opposition démocratique a été saluée. Ils ont aussi pris note, des efforts en cours pour initier un dialogue politique républicain avec les différents acteurs nationaux.
Pour un dialogue politique ouvert et inclusif
Les hauts responsables de l’Union africaine, de la CEEAC, des Nations Unies et de l’Union européenne ont souligné que ce processus de dialogue politique ouvert et inclusif, qui doit associer dès sa préparation, les pouvoirs publics, l’opposition et les forces vives, doit contribuer à renforcer la représentativité et l’inclusivité des institutions de la République, ainsi que la confiance, l’unité et la réconciliation nationales. Ils ont ajouté que les résultats de ce processus de dialogue politique devraient également contribuer à créer les conditions favorables au renforcement de la démocratie, la bonne gouvernance, de l’accès humanitaire, ainsi que la promotion des droits de l’homme, et de permettre le retour durable des déplacés internes et des réfugiés.
Par ailleurs, les hauts responsables des organisations partenaires ont encouragent le gouvernement centrafricain et les partenaires à continuer les efforts visant à réduire la souffrance de la population surtout en cette période de pandémie, y compris à travers l’assistance humanitaire et la mise en œuvre de projets de développement socioéconomiques ciblant les groupes vulnérables et les préfectures enclavées.
L’urgente nécessité de relancer le processus de paix et de réconciliation
Pour la communauté internationale, l’urgente nécessité de relancer le processus de paix et de réconciliation, y compris à travers la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation reste le seul cadre commun et viable pour une solution durable qui a été préconisé. De ce fait, des encouragements ont été adressés à toutes les parties prenantes – les autorités, les groupes armés, les forces vives, les femmes et les jeunes – à se réengager dans le processus de paix. Cela, en privilégiant le dialogue, l’inclusion et la recherche de consensus afin de trouver des solutions politiques durables à la crise centrafricaine et permettant une réelle amélioration de son efficacité afin qu’il apporte les dividendes de la paix à la population. Ils saluent les efforts en cours visant à l’évaluation de la mise en œuvre de l’Accord politique. Ils appellent les groupes armés à cesser immédiatement la violence armée qui ne fait qu’exacerber la souffrance de la population et compromettre la stabilité nationale.
Condamnation ferme des attaques contre la population civile
Lé réunion a fermement condamné les attaques contre la population civile, les travailleurs humanitaires et les Casques bleus des Nations Unies, ainsi que toute forme de violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire par toutes les parties, y compris les forces de défense et de sécurité. Une invite a été lancée aux autorités centrafricaines à mener les enquêtes nécessaires afin de traduire devant la justice les auteurs et commanditaires de tels crimes graves qui ne doivent nullement rester impunis.
L’importance du soutien et de l’engagement continus des acteurs régionaux
Les hauts responsables de l’Union africaine, de la CEEAC, de l’Union européenne et des Nations unies ont aussi souligné l’importance du soutien et de l’engagement continus des acteurs régionaux. Ils encouragent à la construction des relations de confiance et de coopération avec notamment les pays voisins, y compris à travers la coopération sécuritaire transfrontalière. Tout comme, ils ont appelé à une meilleure coordination des initiatives régionales et internationales, en collaboration avec les autorités centrafricaines, afin de promouvoir une cohérence dans le processus de paix et de maximiser l’impact des actions de la communauté internationale. A l’endroit de l’ensemble des partenaires de la République centrafricaine, ils ont appelé à apporter une réponse urgente appropriée aux besoins humanitaires et de développement durable. Enfin, ils ont renouvelé leurs engagements aux côtés du peuple et du gouvernement centrafricains dans leurs efforts de consolidation de la paix.



















