Filiale du groupe Eramet, la Comilog joue un rôle central dans l’économie gabonaise. Seulement, elle sera confrontée à partir de ce 6 mars 2025, à un arrêt de travail prolongé qui pourrait avoir des conséquences majeures pour le pays. Il s’agit d’une grève illicite au regard du Code du travail, qui ne respecte pas les procédures réglementaires, alors que la médiation est toujours en cours.
Il convient de noter que Comilog contribue chaque année à hauteur de près de 600 milliards de FCFA à l’économie nationale. Ainsi, toute perturbation prolongée de ses activités mettrait en péril non seulement la stabilité de l’entreprise, mais aussi celle de nombreux secteurs qui dépendent de son dynamisme.
Dans ce contexte, la direction de Comilog appelle ses partenaires sociaux à faire preuve de responsabilité en reprenant sans délai les discussions. Elle insiste sur la nécessité de privilégier le dialogue afin de préserver les intérêts des employés, de l’entreprise et du Gabon tout entier, selon le communiqué de la filiale d’Eramet au Gabon.
Par ailleurs, les agents de Comilog bénéficient de salaires supérieurs à la moyenne nationale (cabinet Mercer, 2024), un facteur qui soulève des interrogations sur les motivations réelles de cette grève.
De là se posent plusieurs interrogations. Faut-il voir dans cette mobilisation une prise en otage de l’entreprise par les syndicats ? Quel impact sur l’économie locale et les populations qui en dépendent ? Dans le contexte politique actuel, cette action est-elle réellement justifiée ? Malgré cette période de tensions, l’entreprise réaffirme son engagement à maintenir un climat serein et à poursuivre sa mission de développement économique et social. La Comilog demeure persuadée qu’une solution concertée est possible pour assurer la pérennité de ses activités et la prospérité du pays.



















