L’Etat gabonais a manifestement resserré les cordons de la bourse au cours des trois premiers trimestres de l’année 2021. Selon la note de conjoncture contextuelle couvrant cette période, les dépenses budgétaires cumulées de l’Etat enregistrent une baisse de 2,8% à 1 328,8 milliards de FCFA, soit un taux d’exécution de 67,3% des prévisions révisées. Hors paiement des intérêts de la dette publique (dépenses primaires), elles observent un recul de 3,7% à 1 120,3 milliards de FCFA.
Ainsi, budgétisées à 1 164,4 milliards de FCFA dans la Loi de fiances rectificative 2021, les dépenses de fonctionnement affichent une exécution à hauteur de 74,0%. Comparativement aux dépenses effectuées de janvier à septembre 2020, elles sont quasi-stables (+0,1 % à 861,8 milliards de FCFA).
Quant aux dépenses de personnel, elles enregistrent une exécution d’environ 77,2%, soit un montant de 528,8 milliards de FCFA, précise notre source. Comparativement aux neuf premiers mois de l’année 2020, elles se sont renforcées de 2,7%.
Cela, du fait de l’accroissement de la solde permanente (+2,5% à 484,9 milliards de FCFA), des autres dépenses de personnel (+12,4% à 15,3 milliards de FCFA) et du traitement de la main d’œuvre non permanente (+0,7% à 28,5 milliards de FCFA). Et en lien notamment avec l’entrée en solde de certains agents ainsi que la régularisation progressive des agents Main d’œuvre non permanente (MONP), non pris en compte lors de la centralisation des données.
Budgétisées quant à elles à 285,7 milliards de FCFA, les dépenses sur biens et services observent un replie de 12,8% à 152,5 milliards de FCFA, soit un taux d’exécution de 53,4%.
La diminution de ce titre de dépenses, par rapport au niveau atteint à la même période en 2020, se justifie essentiellement par la maitrise des dépenses réalisées pour les autres biens et services (-10,9 % à 145,3 milliards de FCFA) et des dépenses relatives à la consommation de l’électricité et l’eau (-20,7% à 7,2 milliards de FCFA).
S’agissant enfin des dépenses réalisées au titre des transferts et subventions, elles ont été exécutées à hauteur de 93,2%, soit 180,5 milliards de FCFA. Autrement dit, elles ont augmenté de 5,4% suite à l’accroissement des dépenses relatives au soutien des prix des carburants (+78,7% à 17,7 milliards de FCFA).



















