Les récentes perspectives économiques publiées par le Fonds monétaire international (FMI) sur le Gabon, suscitent un regain d’optimisme.
Autrement dit, la crise du coronavirus a conduit l’économie gabonaise à la récession (-1,8% selon les dernières données disponibles du FMI). Mais en 2021, la croissance devrait reprendre et atteindre 1,2% (FMI, avril 2021), portée par la demande de pétrole et la bonne performance de la foresterie, en particulier la transformation du bois. Il devrait passer à 2,7% en 2022.
D’autres facteurs tels que la construction du barrage de Kinguelé et la route de Libreville à Franceville (Transgabonaise) participeront à cette bonne performance, indique le FMI.
En effet, le pays a souffert de la baisse des prix et de la demande mondiale de pétrole, principal produit d’exportation. En outre, les autorités gabonaises ont confiné la population pour réduire le niveau d’infection de Covid-19. Cela a eu un impact sur l’économie.
Pour lutter contre l’impact de cette pandémie de Covid-19 sur l’économie, le gouvernement a mis en œuvre un plan de relance estimé à 381 millions d’euros (environ 3% du PIB).
Résultats des courses, en 2021, l’inflation devrait augmenter par rapport au niveau de 2020, passant de 1,3 % à 2 %. Le ratio dette/PIB diminuera de 72,5% en 2020 à 71,1% en 2021, grâce aux bons prix du pétrole et du bois (principaux produits d’exportation du pays).
Quant au déficit global, il sera de 5,40%. Le programme de réforme du gouvernement vise à restaurer la stabilité macroéconomique, à jeter les bases d’une croissance inclusive et à assurer la viabilité de la dette.
En outre, pour renoncer à la dépendance aux matières premières et à la faible diversification économique, le Gabon cherche à relancer son secteur agricole (cacao, café et huile de palme), en investissant environ 500 millions d’euros dans ce secteur en 2020.
Par ailleurs, le gouvernement s’est engagé dans le processus de transformation de l’industrie forestière locale au cours des dernières années pour accroître sa valeur ajoutée.
L’Etat envisage également de développer le tourisme, et notamment l’écotourisme, pour profiter de son patrimoine forestier. Toutes ces initiatives s’inscrivent dans le un vaste programme d’investissement public impulsé par le Plan stratégique Gabon émergent (PSGE), pour devenir l’une des économies à la croissance la plus rapide d’ici 2025.
Faut-il le rappeler, le Gabon est classé parmi les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure avec un PIB par habitant supérieur à ses voisins. Cependant, les indicateurs sociaux sont en retard sur la richesse du pays.
Un tiers de la population vit en dessous du seuil de pauvreté (près de 5% vivent avec moins d’un dollar et demi chaque jour) et le chômage est très élevé. En 2019, le taux de chômage dans le pays était de 35,5% (estimation de l’OIT). Il existe également un écart important entre le développement économique des populations urbaines et rurales.



















