Le ministre du Pétrole et du Gaz, Sosthène Nguema Nguema est fortement impliqué dans les chantiers de réhabilitation des voiries de la commune d’Oyem en sa qualité de fils de le localité. A preuve, sur instruction du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, il a tenu le 17 juillet dernier, une réunion de suivi des travaux des voiries de cette commune.
A l’occasion, il a rappelé aux responsables des entreprises adjudicataires des différents marchés, « qu’avant le 30 août 2023, l’état des routes de la ville était désastreux et que le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) a lancé plusieurs chantiers pour améliorer la circulation des biens et des personnes. Sauf qu’ils ont accumulé des retards ». Il était donc question pour le ministre Sosthène Nguema Nguema, chargé de veiller à la bonne exécution des travaux, d’avoir le cœur net quant au respect des délais de livraison des différents chantiers.
Tour à tour, les différents opérateurs ont rassuré le membre du gouvernement de ce que toutes les conditions, aussi matérielles que financières et techniques sont réunies pour que les chantiers soient livrés à temps. « Un engagement que ces derniers se doivent de respecter aux risques de voir les contrats résiliés et attribués à d’autres opérateurs plus outillés ».
Au terme de cette rencontre, le membre du gouvernement s’est voulu rassurant. « Il était question que nous nous entendons bien avec les responsables des sociétés adjudicataires pour que les travaux des voiries ne s’arrêtent plus et que les chantiers soient livrés à temps. Ils m’ont rassuré qu’aucun problème de matériel notamment les agrégats ne devrait se poser. Chacun des responsables a aussi donné librement le délai de livraison des travaux qui devraient être exécutés dans les normes », a-t-il indiqué. Avant d’attirer leur attention sur un autre important détail. « J’ai tenu à rappeler à ces responsables d’entreprises qu’on ne veut pas entendre que les travaux se sont arrêtés faute de payement par l’Etat. Non, aujourd’hui, nous tenons à travailler avec des entreprises qui sont capables de financer entièrement les marchés pour lesquels elles postulent, sachant que l’Etat est la meilleure garantie et qu’il honore toujours ses engagements ».
Une nouvelle approche d’investissement
Au cour de la rencontre, le ministre du Pétrole s’est également voulu clair et précis sur les contours du nouveau mode de fonctionnement implémenté par le gouvernement en matière de travaux publics. « Désormais, les opérateurs économiques financeront eux-mêmes les travaux avec la garantie de l’État pour les paiements, et non plus des avances de fonds étatiques conditionnées à l’avancée des travaux ». Et de préciser, « Cette règle vise à éviter les retards liés aux prétextes de non-paiement. Ce langage doit s’arrêter, a-t-il déclaré, soulignant que seuls les investisseurs fiables et engagés pourront continuer à travailler. A l’avenir, nous n’allons plus travailler avec des opérateurs qui conditionnent des paiements pour qu’ils puissent réaliser des projets», a-t-il précisé.
Autrement dit, « Les responsables des trois entreprises engagées dans l’exécution du projet de restauration des voiries de la capitale provinciale du Woleu-Ntem savent désormais à quoi s’en tenir. Livrer les travaux dans les délais fixés à défaut de voir les contrats retirés ». Car, « Un homme averti en vaut deux », renseigne une sagesse populaire.




















