Actuellement en séjour à Oyem, province du Woleu-Ntem, sa localité natale, le ministre du Pétrole et du Gaz, Sosthène NGUEMA NGUEMA a arboré la cape de rassembleur pour promouvoir l’unité des fils et filles du pays, au moment où la nécessité des idéaux de paix et de cohésion sociale se pose avec d’autant d’acuité plus que par le passé, pour la reconstruction du pays, mais aussi et surtout à la veille des prochaines joutes électorales.
Fort de tous ces enjeux, Sosthène NGUEMA NGUEMA a rencontré les ressortissants des autres provinces du pays vivant dans le Woleu-Ntem, notamment à Oyem, le chef-lieu de province. Ces retrouvailles étaient placées sous le sceau du dialogue citoyen. Dans sa communication, le membre du gouvernement s’est voulu clair et précis avec des termes appropriés, renvoyant tous à l’unité et surtout au bon vivre ensemble. « Chaque Gabonais est chez lui. Peu importe là où il se trouve », a-t-il lancé. Avant de fustiger l’expression, « Tu n’es pas de la province », régulièrement entretenue par les adeptes de la division et du tribalisme.
Une notion malheureusement devenue, « très gênante qui mettait en mal, les membres de la Fédération des huit autres provinces vivant dans la province et qui dans une certaine mesure, les assimilait à des étrangers dans leur propre nation », a-t-il déploré.
Cette sortie du ministre Sosthène NGUEMA NGUEMA se voulait donc opportune. Ce, du fait qu’il fallait annihiler ces idéaux de la division et du tribalisme, afin de rassurer les uns et les autres sur leur appartenance à un même pays ainsi qu’à une même nation qu’est le Gabon. Pour illustrer la profondeur du malaise, Sosthène NGUEMA NGUEMA n’est pas allé par quatre chemins pour fustiger ces attitudes déviantes et toxiques. « Si quelqu’un vient vous dire que vous n’êtes pas chez vous, c’est pas un Gabonais. Parce que, la province du Woleu-Ntem est une province du Gabon », a –t-il indiqué.
Autrement dit, «la discrimination géographique est une notion qui ne devrait plus exister dans la Ve République. Pour contrer ce fléau, il est nécessaire de promouvoir l’unité nationale tant prônée par le chef de l’Etat, chef du gouvernement, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, en renforçant le sentiment d’appartenance à une seule communauté gabonaise où tous les citoyens, quelles que soient leur origine géographique se sentent chez eux », a-t-il poursuivi. Non sans un certain recadrage et une mise en garde. « Ne vous laissez pas faire. Vous avez les mêmes droits que tout le monde ».
Occasion également idoine pour Sosthène NGUEMA NGUEMA de rappeler à l’assistance que le président Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA a besoin de toutes les forces vives pour construire le Gabon. « Vous avez le droit de faire la politique ici. Personne ne peut vous l’interdire. Vraiment les frères je vous le dit impliquez-vous que ce soit en association… Chaque Gabonais, à son petit niveau, doit apporter sa pierre à l’édifice dans la construction du Gabon quel que soit où il se trouve. », a-t-il lancé.
Un message qui a visiblement enchaîné les communautés issues des autres localités vivant dans le Woleu-Ntem. Lesquelles ont d’ailleurs tenu à remercier le membre du gouvernement pour ce discours franc et sincère et empreint d’assurances. « Nous disons merci au ministre. Nous pensons que c’est une marque de reconnaissance vu la situation, le Ministre nous a rassuré », a par exemple déclaré Roger BIPOLO Secrétaire général de la diaspora dans le Woleu-Ntem. A son instar, BOUDJANG MOULILI Anicet retraité et résident à Oyem s’est également inscrit dans ce droit fil. « Malgré l’appellation de « population flottante, cela ne devrait pas nous affecter. Nous nous réjouissons encore de cette invitation.».
En marge de cette rencontre le membre du gouvernement est allé s’enquérir de l’état s’avancement des travaux de la station provinciale de Radio Gabon, dont les travaux de réhabilitation ont été lancés, il y a environ un an, par le chef de l’Etat. La « boucle a été bouclée » avec la communauté paroissienne de l’église catholique de Mathui, où il finance en totalité les travaux de réfection de la toiture de ce lieu de culte endommagée depuis belles lurettes.




















