La situation de l’économie gabonaise, et notamment la relance post-Covid – 19, a été au cœur des échanges, ce 07 décembre 2020, entre le ministre de l’Économie et de la Relance, Jean-Marie Ogandaga, et le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) au Gabon, Marcos Poplawski-Ribeiro.
Selon des sources ministérielles, les deux personnalités ont abordé les principaux axes de la stratégie nationale de relance post-Covid 19. Laquelle stratégie vise trois principaux objectifs : la croissance économique, la création d’emplois et l’équilibre des comptes publics et extérieurs. A cela s’ajoutent la transparence des revenus et la bonne gouvernance des structures publiques qui constituent des aspects essentiels quant à l’atteinte des objectifs du nouveau programme que le Gabon souhaite initier avec le Fonds monétaire international (FMI). Le premier programme signé en 2014, s’étant expiré en juin 2020. De son côté, le représentant résident du FMI a encouragé les autorités gabonaises à poursuivre leurs efforts en faveur d’une redynamisation de l’économie.

Faut-il le souligner, l’impact de la Crise du Covid – 19, a été sans précédent pour l’économie gabonaise. Selon le rapport d’un groupe d’experts commis pour évaluer l’impact de cette crise et de réfléchir sur la stratégie de relance de l’économie, après une nette amélioration du cadre macroéconomique en 2019, cette crise devrait dégrader la situation macroéconomique en 2020.
Tous les appréciables indicateurs enregistrés au cours de l’année 2019 notamment, une reprise de l’activité économique (+3,9% dont +13% dans le secteur pétrolier), une situation excédentaire du solde budgétaire (+1,1% du PIB), un excédent du solde de la balance globale (+1,7% du PIB) et une inflation maitrisée (+2%) dans un contexte d’emploi très fragile dans le secteur moderne, se sont effondrés.
L’apparition de la pandémie a provoqué un triple choc sur économie. Il s’agit notamment de : la chute de la demande mondiale des principaux produits d’exportations, la baisse des cours de ces matières premières et du ralentissement de certaines activités au niveau national qui conduiraient tous à un retournement temporaire d’activité en 2020.
Les secteurs les plus affectés devraient être les agro-industries, les matériaux de construction, les BTP, le transport (aérien, ferroviaire, terrestre et maritime), le commerce, les services pétroliers et « l’hôtellerie, restauration, tourisme ». Ainsi, l’activité économique baisserait de 0,8% en 2020. Cette situation devrait se traduire par une contraction des recettes (17,8% en 2020 contre 21,1% du PIB en 2019), par une résurgence du déficit public (-4,5% du PIB contre +1,1% du PIB en 2019) ainsi qu’un repli de la balance de paiements (-4% du PIB contre +0,2% du PIB en 2019), dans un contexte de reprise des tensions inflationnistes (+3%).





























