Licencié de la société Addax Petroleum Gabon en septembre 2009, à la suite d’un imbroglio professionnel et social, Armand Dagraça Tchitembo est depuis engagé dans un bras de fer avec la justice gabonaise.
Selon lui, l’affaire semble révélatrice du laxisme de la justice gabonaise face à la toute-puissance des compagnies pétrolières. En effet, cela fait 12 ans que cette bataille judicaire dure. Malgré ces atermoiements, Armand Dagraça Tchitembo réitère sa confiance en la justice gabonaise. « La justice est pour tous et personne n’est au dessus de la loi. Le président de la République, Ali Bongo Ondimba n’a de cesse de le rappeler. D’ailleurs tout récemment, il l’a réitéré, le 04 octobre dernier, à l’occasion de la rentrée solennelle de rentrée judiciaire des cours et tribunaux », laisse t-il entendre.
Rappel des faits
Tout commence au mois de septembre 2009. Lorsqu’Armand Dagraça Tchitembo s’oppose catégoriquement au licenciement de 102 employés de la société Addax Petroleum Gabon, dont-il assure les fonctions de Directeur général adjoint. Face à cette posture qui n’a pas du tout été du goût de son employeur, il est viré sans solde de tout compte et sans son certificat de travail.
« Je ne peux exercer ailleurs faute de ce certificat de travail que l’on refuse de me délivrer. J’ai fait 14 bonnes années de loyaux services. J’avais trouvé du travail en Afrique du Sud et en Belgique, mais faute de ce fameux certificat de travail, je ne peux exercer dans ces différentes boites dont mon expertise a été sollicitée», déplore-t-il.
Dans la cadre de ce litige, il avait alors été traduit en justice, par son Directeur général, Hautavoire Gérard pour une histoire de chèques prétendument signés. Ce qui, dans les faits n’avait aucunement été le cas. Statuant le 11 novembre 2009, le tribunal de première instance de Port-Gentil, avait alors déclaré Hautavoire Gérard coupable des délits de diffamation envers M. Tchitembo et d’outrage public envers le tribunal. En répression, il fut condamné à trois mois d’emprisonnement fermes assorti d’une amende de 300.000 FCFA et à verser une 25.000.000 FCFA à Armand Tchitembo Dagraça au titre de dommages et intérêts.
Appel à l’arbitrage du chef de l’Etat …
Douze ans après ce verdict, l’ancien Directeur général d’Addax Petroleum Gabon se dit toujours désabusé. « C’est pourquoi, j’avais personnellement écrit au chef de l’Etat, qui lui, avait demandé de régler ce problème », indique-t-il.
Déjà dans un courrier datant du 2 avril 2018, il avait sollicité l’intervention du chef de l’Etat en personne. «Je vous saurai gré des instructions que vous voudriez bien donner pour que cette affaire connaisse un épilogue conforme aux lois et règlements de notre pays», souhaitait l’ancien DGA d’Addax Petroleum Gabon désabusé.
Loin de se décourager et d’entamer son moral, Armand Dagraça Tchitembo laisse entendre qu’il « reste en attente de ce qui lui revient de droit, surtout son certificat de travail ». Avant de rappeler son œuvre social, qui aura constitué son principal cheval de bataille durant son séjour au sein de l’entreprise avec laquelle, il est aujourd’hui en conflit. Il met ainsi en exergue, la construction des écoles, des dispensaires ainsi que des offres d’emplois décent, à la jeunesse pour la sortir l’emprise de la précarité.



















