Tout porte désormais à croire que l’éphémère passage de Pascal Ogowet Siffon à la tête de ministère du Tourisme aura décidément été jonché de pas mal de frasques. Au fil du temps, de nombreux sulfureux dossiers jusque-là, tapis dans l’arrière boutique continuent d’être achalandés sur la publique. La dernière révélation en date, est sa gestion scabreuse gestion de l’Hôtel Ogooué Palace de Lambaréné. Selon nos fins limiers, la Société touristique hôtelière du Moyen-Ogooué (STHMO), gérant de ce complexe hôtelier depuis 2021, aura été l’une des nombreuses victimes des multiples abus de pouvoir de ce membre du gouvernement.
Rappel des faits
En effet, depuis 2021, la gestion de l’Hôtel Ogooué Palace était assurée par la STHMO, qui a permis la survie de cet établissement emblématique du 1er arrondissement de Lambaréné, depuis sa fermeture par ces prédécesseurs. Sa descente aux enfers commence, lorsqu’en 2024, le ministre de l’époque, Pascal Ogowet Siffon, annonce lors de la 1ère Edition de la Caravane par un courrier de la réquisition administrative au profil de l’État de l’Hôtel Ogooué Palace de Lambaréné en s’appuyant sur la décision N° 000001 MTA /CAB-M/CJ du Conseil de ministres, en sa séance du 25 Juin 2024, visant les biens identifiés comme ayant été acquis de manière frauduleuse. Seulement, selon les gestionnaires, l’Hôtel Ogooué Palace n’est pas un bien Public. Il appartient à la banque INDOSUEZ, représentée par le Docteur Jean Sylvio Koumba, syndic judiciaire pour la liquidation des bien BGL. Malgré l’existence d’un titre foncier en bonne et due forme, la force publique a été déployée pour évincer l’opérateur économique.
Le coup de force du 02 Octobre 2025
Le point de rupture survient après une période d’observation tendue avec ces deux agents du ministère qui se sont imposées au sein de l’établissement. Sous couvert d’une mission de contrôle qui avait pour objectif : la gestion financière ; le suivi des recettes et les dépenses liées à l’exploitation de l’exploitation de l’établissement privé ; la coordination de l’ensemble des services opérationnels de l’établissement. A savoir, l’hébergement, la restauration, l’entretien, la sécurité, et la gestion administrative. A cela s’ajoutaient, le contrôle des bilans financiers de 2021 jusqu’en 2025 de la structure privé, l’élaboration d’un plan de sortie de crise et de redressement, la mesure de rééquilibrage d’exploitation (Réduction du personnel et augmentation des revenus) et enfin, la mission de restauration de la viabilité économique et la qualité des services de l’établissement, tout cela au sein d’une société privé. Dans ce feuilleton, la situation bascule lors d’une réunion sous une tension froide en présence de représentants de la Direction générale des recherches (DGR) et du parquet de Lambaréné, le ministre Pascal Ogowet Siffon, la conseillère juridique sortant, et le bureau expulsé, deux agents du tourisme imposés, madame la caissière principale.
Un traitement humiliant dénoncé par la STHMO
Expulsé comme des malpropres, le personnel de la STHMO dénonce un traitement humiliant. Lequel était dénué du moindre préavis ni base légale, sans décision de justice. Pire, il leur était dorénavant interdit de se rapprocher de l’hôtel, au risque d’une interpellation du parquet ou de la DGR par un agent du personnel de la structure, avec comme point d’orgue de cet opprobre, la séquestration des biens personnels (vêtements, effets personnels de travail, documents d’identité).
Comme si cela ne suffisait pas, l’actuel ministère du Tourisme et de l’Artisanat a fait main basse sur le patrimoine de la STHMO, c’est-à-dire ses fonds privés et son identité. A noter également le gel arbitraire d’un compte bancaire privé société a la BGFI Bank, et le changement de signature sans la présence du Directeur général et gérant de la structure ainsi que des menaces de détention. L’ancien ministre invoquant régulièrement et de manière abusive, le nom du chef de l’État pour museler toute contestation judicaire.
Le silence troublant de la nouvelle administration
Selon la société STHMO, malgré l’incarcération de l’ancien ministre, le dossier semble s’enliser. Cela, en dépit des nombreuses correspondances et relances à l’endroit du nouveau ministre du Tourisme. Qui, visiblement, semble très peu s’intéresser à ce dossier, malgré toutes les requêtes de la STHMO, refusant de reconnaitre les documents de la propriété fournis par le liquidateur, et refusant de corriger le tort causé par son prédécesseur, laissant des investisseurs a la rue et leur entreprise locale dans une insécurité judicaire totale
Appel à l’action publique
Fort de ce préjudice, les responsables de la STHMO sollicitent l’intervention de la Cinquième République. De ce fait, ils réclament juste la restitution des effets personnels et documents d’identité, séquestrés par des agents du ministère du Tourisme et de l’Artisanat en poste à Lambaréné. Ils réclament par ailleurs, l’arbitrage de la Présidence de la République, pour mettre la lumière sur cette réquisition sans fondement légal, la reconnaissance de la propriété foncière liée au document fourni par le liquidateur, pour rétablir l’opération économique a ces anciennes fonctions de Directeurs général et gérant de sa structure. Pour conclure, la Société touristique hôtelière du Moyen-Ogooué demande la réouverture de son compte privé BGFI Bank.


















