L’appel à candidature lancé le 14 juillet dernier, par le ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation en vue la désignation des neuf membres devant composer l’Autorité de contrôle des élections et du Référendum (ACER) a livré son verdict. La liste des candidats retenus a été communiquée par le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Hermann Immongault, ce 26 juillet 2025 à Libreville, à la faveur d’une déclaration de presse.
Selon le membre du gouvernement, cette sélection a procédé d’un rigoureux examen des candidatures avec au passage, une présélection de dossiers. Au final, « Sur les 85 candidatures enregistrées, à savoir 14 femmes et 71 hommes, âgés de 35 à 68 ans, seuls neuf postulants ont composté leur ticket. Il s’agit de : Scholastique Laurencia AYOLI LETSINA, 44 ans ; Euloge Gatien FOUMBOULA PEME, 55 ans ; Wenceslas MAMBOUNDOU, 60 ans ; Lydie MAMIAKA, 57 ans; Jacob Urbain MADOUNGOU, 55 ans ; Guy Gervais MBONGO OTANDO, 52 ans ; Jean MINKO, 60 ans ; Marius NDONG ONDO, 61 ans et enfin d’Ange Claude NKOGHE, 53 ans », a renseigné le ministre de l’Interieur, de la Securite et de la Décentralisation, Hermann Immongault.
Pour la bonne gouverne, « Cet appel a été lancé conformément aux dispositions des articles 30 et 32 de la Loi 001/2025 du 19 janvier 2025 portant Code électoral en République Gabonaise ». L’on renseigne également que pour briguer cet appel à candidature, les postulants devaient être de nationalité gabonaise ; justifier d’une expérience professionnelle d’au moins 15 ans ; être disponible durant une période de quatre mois consécutifs et ininterrompus ; n’avoir jamais fait l’objet d’une condamnation pénale ; n’avoir jamais fait l’objet d’une sanction administrative ou civile assortie d’interdiction d’exercer une activité professionnelle temporairement ou définitivement ; jouir d’un bon état de santé et enfin avoir une formation, une qualification ou une expérience professionnelle en lien avec l’audit, le contrôle, la supervision de travaux, l’administration électorale, la pratique du droit, la science politique ou tout autre métier équivalent.
L’on renseigne toutefois qu’un délai de 48h est consenti aux candidats non retenus qui le souhaitent, pour formuler des recours devant le ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation. Par ailleurs, les recours enregistrés seront connus dans un délai de deux jours et les décisions notifiées aux requérants. « Faute de quoi, passé ce délai, les candidats retenus feront l’objet d’une nomination par Décret du président de la République, conformément aux dispositions de l’article 32 du Code électoral, et prêteront serment devant la Cour Constitutionnelle, en respect des mêmes dispositions », a indiqué le ministre Hermann Immongault.
Faut-il le rappeler, la création de l’ACER s’inscrit dans une volonté de renforcer la transparence et la confiance du public envers le système électoral national. En tant qu’autorité indépendante, elle sera chargée d’évaluer le respect des normes et de signaler toute irrégularité susceptible de compromettre l’intégrité des élections et référendums. L’initiative est une illustration parfaite de la volonté des autorités de moderniser et de rendre plus rigoureux le cadre électoral, dans un contexte où la bonne organisation des scrutins constitue un enjeu essentiel pour la stabilité politique et la démocratie du pays.



















