En vue d’une meilleure exécution des chantiers de développement en cours dans le pays, le Premier ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda vient de réunir les spécialistes des secteurs énergie et eau, bâtiments et travaux publics et l’ensemble des bureaux d’études commis aux travaux d’urgence.
Pour le PM, cette rencontre avait pour objectif de s’assurer que les travaux sont réalisés dans le respect des normes de qualité, de sécurité, d’hygiène et d’environnement. Sur les secteurs électricité et eau par exemple, qui incombent à l’entreprise Cotexa SAS, une société qui se charge du contrôle de l’action, entre autres, des PME gabonaises, a récemment été choisie pour procéder à l’amélioration des conditions d’accès à l’eau et à l’électricité de la population.
Il en est de même des chantiers engagés par les ministères de la Santé et de l’Education nationale. Ceux-ci sont assignés à l’entreprise Toukoula BTP, qui existe depuis trois ans. Son directeur général, Joachim Lima, a clairement énoncé ses missions. Lesquelles consistent notamment de vérifier que les entreprises adjudicataires des chantiers respectent les clauses des marchés : délais, personnels adéquats, matériaux conforment aux spécifications techniques correspondant aux travaux à réaliser. En ces termes, le responsable de la jeune société gabonaise se réjouit : « c’est une agréable surprise en ce sens que le Gouvernement nous associe à tous les travaux de construction d’infrastructures dans tout le pays ».
Le dernier secteur passé au crible est celui des infrastructures, suivi par le bureau d’études JDK-Global Engineering. A la question de savoir les avancées et possiblement les points de blocage, José Dupont Kong-Ndes, le directeur général de la boîte susmentionnée a indiqué que : « Dans l’ensemble, les travaux que réalisent les quatre PME que nous évaluons avancent correctement ». « Ces PME planchent précisément à Alibandeng et à Ondogo, dans le programme des voiries prioritaires de Libreville », a-t-il ajouté. Les réunions ont été suivies par les membres du gouvernement concernés par les secteurs ici cités.
Faut-il le relever, cette nouvelle approche de contrôle des marchés publics, semble s’inscrire à l’effort de vigilance initié par le gouvernement dans le secteur des marchés publics. En effet, un audit demandé par la présidence à la « taskforce pour le règlement de la dette intérieure » avait permis de déceler qu’au moins 440 milliards de FCFA était une dette fictive. Pour Mme le PM, il n’est plus donc question de replonger dans les travers du passé.



















