De janvier à décembre 2020, les dépenses de fonctionnement de l’Etat gabonais ont été exécutées à hauteur de 102,0 %. Soit un dépassement de 2,0 points de l’autorisation budgétaire.
En comparaison avec l’année précédente, au ministère de l’Economie, l’on indique que cette augmentation de ces dépenses de 3,1 % à 1 129,4 milliards de FCFA, est due au renforcement des dépenses de biens et services, malgré la maîtrise des dépenses de transferts et des dépenses de personnel.
De manière détaillée, l’objectif en matière de réalisation des dépenses de personnel a été dépassé de 0,8 point à 688,3 milliards de FCFA à fin décembre 2020. En outre, comparativement à l’année 2019, les dépenses de personnel ont baissé de 0,1 % du fait de la diminution de la Main d’œuvre non permanente (-10,1 milliards de FCFA). Cela, nonobstant l’accroissement de la solde permanente (+8,5 milliards de FCFA) et des autres dépenses de personnel (+0,9 milliard de FCFA), en lien avec quelques recrutements dans les secteurs prioritaires et les régularisations des situations administratives de certains agents.
Les dépenses de biens et services se sont établies à 202,3 milliards de FCFA, soit un taux d’exécution de 77,4 %. Cette rubrique est en hausse de 29,7 % par rapport au niveau atteint en 2019. Cette évolution est consécutive au raffermissement des dépenses liées aux services fournis par la SEEG (+2,5 milliards de FCFA) et aux dépenses relatives aux autres biens et services (+45,1 milliards de FCFA), dans le cadre de la riposte contre la pandémie du Coronavirus (prise en charges des factures d’électricité et d’eau, gratuité des transports interurbains dans les compagnies publiques, etc.).
L’objectif annuel d’exécution des dépenses de transferts et subventions a également été largement dépassé. Cette catégorie de dépenses s’est établie à 238,8 milliards de FCFA, soit un dépassement de 47,1 points de la dotation budgétaire. Elles ont diminué de 4,6 % suite au fléchissement des autres transferts et interventions (-5,4 milliards de FCFA) et du soutien des prix des carburants (-6,2 milliards de FCFA).































