Le contexte de ralentissement économique en zone CEMAC ne favorise pas les ventes françaises en Afrique centrale. Selon la ‘’Lettre de l’Afrique centrale’’ du mois d’avril 2021, celles-ci ont poursuivi le recul en 2020.
Le document édité sous la coordination de la Direction générale du Trésor en France, fait un zoom sur les échanges commerciaux entre la France et la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC) au cours de l’année 2020. A cet effet, remarque-t-on, les exportations françaises à destination de la sous-région s’inscrivent à nouveau en baisse pour atteindre 1,3 milliards d’euros en 2020.
Hausse des importations
Portées par des achats d’hydrocarbures, notamment depuis le Tchad, les importations françaises suivent en revanche une trajectoire haussière de 41,7% à 670 millions d’euros, après deux années de déclin.
Les parts de marchés de la France dans la région qui baissaient régulièrement depuis le début des années 2000, semblent se stabiliser depuis deux ans. Dans ses échanges avec la CEMAC, la France dégage un excédent commercial de 654 millions d’euros, cependant en diminution de -30%. Une performance en lien avec la hausse des achats de matières premières depuis la région, amplifiée par la baisse importante des ventes d’équipements mécaniques.
Cartographie par pays
En 2020 les exportations françaises enregistrent une reprise inédite vers la Centrafrique (+21,1 %), et le Tchad (+2,6%), alors que la baisse de nos exportations y était généralisée depuis 2016. Ces deux pays sont par ailleurs parmi ceux qui semblent bénéficier de l’impact le plus modéré de la crise sanitaire sur leur niveau de croissance, avec une récession en 2020 estimée à 1 % pour la Centrafrique et 0,7 % pour le Tchad, selon les dernières estimations du FMI.
S’agissant des exportations vers le Cameroun, où l’impact est également mesuré, elles sont quant à elles restées relativement stables, en affichant une baisse de -0,2 %. En revanche, les exportations françaises vers le Congo et la Guinée-Equatoriale, qui ont subi les plus fortes récessions de la zone CEMAC (respectivement -7 % et -6 %), ont fortement chuté, de -11,2 % pour le Congo, et – 32,6 % pour la Guinée équatoriale.




















