Après de nombreux essais non concluants du régime déchu, la relance de l’économie, telle une « patate chaude », est passée pour le premier cheval de bataille du ministre de l’Economie et des Participations, Mays Mouissi. L’objectif principal étant de financer le processus de transition en cours dans le pays ainsi que de nombreux investissements structurants vecteurs de développement.
Pour sortir de cet engrenage conjoncturel, la formule appliquée consiste ainsi à implémenter des réformes structurelles dans le but de restaurer la crédibilité de la signature financière de son pays. Un défi pour ce maillon fort du processus de transition. Cette approche a été déclinée à la presse, lors des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) qui se sont tenues du 9 au 15 octobre 2023 à Marrakech au Maroc.
Il faut le dire, depuis leur arrivée au pouvoir le 30 août 2023, les autorités de la transition gabonaise mènent des réformes structurelles afin de restaurer la confiance dans les engagements financiers du pays. Dans ce cadre, pour ses perspectives économiques de 2023 publiées au deuxième trimestre, la Banque africaine de développement (BAD) prévoyait un léger recul de la croissance du Produit intérieur Brut du pays à 2,7% en 2023 contre 3% en 2022.
Au cours de cet entretien, le patron de l’économie gabonaise a défini les périmètres précis de l’assainissement des finances publiques dans son pays. Selon lui, «L’assainissement des finances publiques tel qu’on l’entend c’est premièrement moins de déperdition financière nous y travaillons, deuxièmement faire en sorte que lorsqu’on collecte, nous savons qu’il y a des déperditions financières notamment dans la collecte, la performance de la collecte n’est pas optimale, nous sommes en train de travailler pour améliorer la performance de la collecte dans les différentes régies financières dont les collecteurs notamment les impôts, la douane et pour le périmètre qui me concerne », a-t-il indiqué.
Avant de rappeler que « Pour avoir un avenir qui soit profitable à tous les Gabonais, il faut aller vers une croissance qui ne reflète pas uniquement les prix du pétrole mais qui soit une croissance beaucoup plus inclusive et qui montre qu’on a développé d’autres secteurs dans l’économie qui deviennent des relais de croissance ».
Faut-il le rappeler, le Gabon dépend largement de l’exploitation du pétrole et du gaz qui représentent 50% du Produit intérieur brut (PIB). Selon Mays Mouissi, une croissance plus robuste et inclusive permettrait de relancer durablement l’économie du pays d’Afrique centrale et d’accélérer son développement.
Parlant justement de croissance, selon les estimations de la Banque mondiale elle devrait atteindre 2,7% en 2023 et 2,8% en 2024. En outre, « D’ici 2027, le cadre légal et institutionnel devrait être renforcé et les institutions plus redevables, transparentes et efficaces en vue d’assurer une gouvernance orthodoxe et inclusive et un développement durable et équitable, en ligne avec les engagements nationaux et internationaux pris par le pays », a conclu le ministre Mays Mouissi.



















