Après deux années d’une crise de forte ampleur, les perspectives d’amélioration du contexte sanitaire laissent entrevoir un rebond de la croissance mondiale à 4,2% en 2022.
L’économie mondiale évoluerait dans un environnement moins incertain, caractérisé par une demande croissante de matières premières et par l’injection massive de capitaux issus des stimuli budgétaires dans les grands ensembles économiques.
Ainsi, les pays avancés et émergents devraient être les moteurs de cette croissance, notamment les Etats Unis (+2,5%), la zone Euro (+3,6%), la Chine (+5,6%) et l’Inde (+6,8%), dont les plans de relance devraient créer un effet d’entrainement favorable à la reprise des échanges au niveau mondial.
Au plan national, selon le document de cadrage macroéconomique et budgétaire 2022 – 2024, c’est l’investissement qui va porter l’activité économique en 2022. Cela à travers la mise en œuvre effective des projets porteurs énoncés dans le Plan d’accélération de la transformation (PAT) 2021-2023.
Toutefois ces prévisions sont exposées à plusieurs facteurs de risque, notamment le prolongement de la pandémie et la capacité à dégager de l’espace budgétaire pour l’investissement tout en remédiant à la vulnérabilité face à la dette.
Les perspectives de croissance de l’économie gabonaise en 2022 reposent sur un certain nombre d’hypothèses. En effet, sous l’effet de la levée des contraintes de l’OPEP et de la mise en exploitation de nouveaux puits, la production pétrolière s’améliorerait de 13,1% pour s’établir à 11,5 Mt en 2022.
Dans le même temps, les exportations de manganèse connaitraient une progression de 6,6% à 9,8 millions de tonnes. Parallèlement le cours du baril de pétrole gabonais reculerait à 50 USD et celui de la tonne de manganèse connaitrait une légère hausse à 1,5% en 2022 à 152,4 USD. Le taux de change du dollar américain, par rapport au FCFA reculerait de 3,4% à 530,1 FCFA.
En outre, au regard des hypothèses décrites précédemment et des tendances issues des enquêtes économiques, le taux de croissance du PIB s’établirait à 3,9% en 2022. Cette croissance résulterait de l’amélioration concomitante du secteur hors pétrole (+2,9%) et du secteur pétrolier (+13,1%).



















