Une récente note synthèse de la Banque africaine de développement (BAD), sur le nouveau terminal portuaire d’Owendo au Gabon, confirme le rôle stratégique de cette infrastructure pour l’économie gabonaise et partant de toute la sous-région.
La construction et l’exploitation de ce nouveau terminal devrait générer une capacité de 4 millions de tonnes de fret général par an, avec des installations de stockage auxiliaires pour l’huile de palme et les céréales. Apprend-on de la note de synthèse faite par la BAD sur cette infrastructure.
D’un coût total de 305 millions d’euros, financé par une combinaison de fonds propres et de dettes, ce nouveau port international d’Owendo constitue actuellement, la principale porte d’entrée du Gabon. Il traite une large gamme de marchandises, notamment des conteneurs, des céréales, des marchandises diverses et des produits pétroliers.
Il propose également des services, non seulement de fret en surnombre, mais également celui généré par l’augmentation du flux commercial des nouvelles zones économiques, ainsi que celui des projets à grande échelle du pays. Dans ce registre, les principaux produits sont l’huile de palme, les produits issus du bois, les minerais, les hydrocarbures et les céréales.
Alignement stratégique
Le projet du nouveau port d’Owendo est aligné sur la priorité des « High 5 » de la BAD, dont la quatrième vise à intégrer l’Afrique. En effet, son exploitation génèrera une croissance durable et favorisera l’intégration économique régionale.
Il s’inscrit aussi dans le droit fil de la Stratégie décennale de la Banque (2013-2022), en particulier pour les priorités opérationnelles, portant sur le développement des infrastructures et le développement du secteur privé.
Le nouveau port d’Owendo se veut également en adéquation avec le Plan stratégique Gabon émergent (PSGE ), qui vise à faire du Gabon, une économie émergente de premier plan d’ici à 2025. Cela, grâce à la diversification qui devrait aider le pays à ne plus dépendre exclusivement de ses exportations de produits énergétiques.
Résultats en termes de développement
Faut-il le relever, un réseau d’infrastructures de transport bien développé est une condition préalable à l’accès des communautés moins développées aux activités et services économiques de base.
Dans ce cadre, cette nouvelle infrastructure contribuera de manière significative, à l’expansion du commerce, des industries diversifiées et à la réduction et des inefficacités rencontrées observées avec l’ancien port.



















